Le christianisme n’est pas une nouvelle philosophie
Rome: Audience du pape sur l’expérience de l’apôtre Paul
Rome, 3 septembre 2008 (Apic) «Rome: Audience du pape sur l’expérience de l’apôtre Paul» mais le fruit d’une «rencontre avec le Christ», a indiqué Benoît XVI lors de l’audience générale du 3 septembre au Vatican. Devant quelque 8’000 fidèles, dans la salle Paul VI, le pape a continué ses catéchèses sur l’apôtre Paul et plus particulièrement sur son «expérience (…) sur le chemin de Damas», c’est-à-dire sa conversion.
«Rome: Audience du pape sur l’expérience de l’apôtre Paul ou une nouvelle moralité», a ainsi affirmé Benoît XVI pour qui «nous sommes chrétiens seulement si nous rencontrons le Christ». «Il n’est pas possible de parler de conversion au christianisme, a-t-il expliqué, sans mettre au premier plan la personne de Jésus-Christ» car «c’est lui qui définit notre identité de chrétiens».
Si le Christ ne se montre pas aujourd’hui comme il l’a fait avec saint Paul, a encore expliqué Benoît XVI, les hommes peuvent cependant le rencontrer «dans la lecture des Saintes Ecritures, dans la prière, dans la vie liturgique de l’Eglise». «C’est seulement dans cette rencontre avec le Ressuscité que nous devenons réellement chrétiens», a encore affirmé le pape qui a largement quitté des yeux le texte préparé à l’avance pour cette audience.
Une conversion de l’intérieur
Dans sa méditation sur la conversion de l’apôtre saint Paul, le pape a invité à «se garder d’interpréter cet événement avec des catégories purement psychologiques». «Pour moi, a-t-il confié, c’est évident, ce tournant dans sa vie, cette transformation de tout son être, n’était pas le fruit d’un processus psychologique, d’une maturation ou d’une évolution intellectuelle et morale, elle ne venait pas de l’intérieur mais de l’extérieur». Ainsi, aux yeux de Benoît XVI, cette conversion «n’était pas le fruit de sa pensée mais le fruit de la rencontre avec le Christ, un événement qui l’a transformé».
Au cours de l’audience, Benoît XVI a salué les pèlerins présents en une dizaine de langues. Puis, comme d’habitude, il a serré la main de nombreux évêques, dont des prélats amis de la Communauté Sant’Egidio. Enfin, avant de quitter le Vatican pour rejoindre sa résidence de Castel Gandolfo, il devait saluer quelques fidèles au premier rang de la salle Paul VI. (apic/imedia/ami/bb)



