Dont 149 serviteurs morts durant la guerre civile espagnole

Rome: Benoît XVI a approuvé 19 nouveaux décrets de 162 serviteurs de Dieu

Rome, 26 juin 2006 (Apic) Le pape Benoît XVI a approuvé le 26 juin 19 décrets promulgués le même jour par la Congrégation pour les causes des saints. Recevant en audience le cardinal José Saraiva Martins, préfet du dicastère, le pape a ainsi approuvé les décrets relatifs au miracle, au martyr ou aux vertus héroïques de 162 serviteurs de Dieu.

Le 26 juin, le pape a ainsi approuvé l’attribution d’un miracle à 5 candidats à la béatification provenant d’Allemagne, d’Espagne, d’Italie et d’Inde. Il a aussi approuvé le martyr de 149 serviteurs de Dieu morts durant la guerre civile espagnole et d’un missionnaire italien mort en 1964 en République démocratique du Congo. Enfin, il a reconnu des vertus héroïques de 7 personnes accédant ainsi au rang de vénérables, dont le prêtre italien Antonio Rosmini, mis à l’Index par le Saint-Office au milieu du 19e siècle, une religieuse française, Louise Marguerite Claret de la Touche, et un banquier allemand, Jérôme Jaegen.

Le pape a reconnu un premier miracle à 5 vénérables qui seront ainsi bientôt proclamés bienheureux. Parmi eux figurent deux religieuses italiennes : Marie Madeleine de la passion Starace (1845-1921), au siècle Costanza, fondatrice des soeurs compassionistes servantes de Marie ; et Maria Rosa Pellesi (1917-1972), au siècle Bruna, des soeurs de la congrégation des franciscaines missionnaires du Christ.

Le père allemand Paul Josef Nardini (1821-1862), prêtre diocésain et fondateur des soeurs franciscaines de la Sainte-Famille, fait aussi partie des futurs bienheureux. Il en va de même pour la religieuse espagnole María du Mont-Carmel de l’enfant Jésus González Ramos García Prieto (1834-1899), au siècle María Carmela, fondatrice des tertiaires franciscaines des Sacrés Coeurs de Jésus et Marie, et la religieuse indienne Eufrasia du Sacré Coeur de Jésus Eluvathingal (1877-1952), au siècle Rosa, de la congrégation des soeurs de la mère du Carmel.

En outre, 150 personnes ont été déclarées martyres par la Congrégation pour les causes des saints, si bien qu’elles auront accès au rang de bienheureux sans miracle. Il s’agit en premier lieu de 149 Espagnols morts lors de la guerre civile. Parmi eux se trouvent Buenaventura García Paredes (1866-1936), prêtre dominicain, Miguel Léibar Garaet (1885-1936), prêtre de la Société de Marie et quarante compagnons assassinés en 1936. Il y a aussi Simón Reetnés Solivellas (1901-1936) et cinq compagnons de la congrégation des missionnaires des Sacrés Coeurs de Jésus et Marie ainsi que de la congrégation des franciscaines filles de la miséricorde, avec Prudence Canetelles y Ginestá, laïque. Eux aussi ont tous été assassinés en 1936.

Il en est de même pour Celestino José Alonso Villar (1862-1936) et 9 compagnons dominicains, pour Angelo María Prat Hostench (1896-1936) et 16 compagnons de l’ordre des frères de la bienheureuse Vierge Marie du Mont-Carmel, tous assassinés en 1936. Enrique Sáiz Aparicio (1889-1936) et 62 compagnons de la Société salésienne de Don Bosco, ainsi que Mariano de San José Altolaguirre et Altolaguirre (1857-1936) et 9 compagnons de l’ordre de la Sainte-Trinité, assassinés en 1936 et 1937, ont aussi été reconnus martyrs par le pape le 26 juin.

Réhabilitation

En outre, Benoît XVI a reconnu le martyr du père Francesco Spoto (1924-1964), prêtre italien de la congrégation des missionnaires serviteurs des pauvres. Ce dernier est mort durant un conflit armé en République Démocratique du Congo.

Enfin, Benoît XVI a reconnu à 7 personnes des vertus héroïques. Il s’agit entre autres de trois prêtres italiens : le père Marco Morelli (1834-1912), fondateur de la congrégation des servantes du Sacré Coeur de Jésus agonisant, le père Francesco Pianzola (1881-1943), fondateur de la congrégation des missionnaires de l’Immaculée reine de la paix et le père Antonio Rosmini (1797-1855), fondateur de l’institut de la charité et des soeurs de la providence.

Le père Antonio Rosmini est ainsi peu à peu réhabilité. En effet, en 1849, le Saint-Office avait mis à l’Index deux des oeuvres du prêtre italien, puis, en 1887, quarante propositions tirées de ses oeuvres avaient fait l’objet d’une condamnation officielle de la Congrégation. Le cardinal Joseph Ratzinger, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, avait reconnu dans une note publiée en juin 2001 que la pensée et l’oeuvre du père Rosmini était fidèle à la doctrine de l’Eglise, à condition de ne pas la considérer dans «une optique idéaliste ni ontologiste».

La Française Louise Marguerite Claret de la Touche (1868-1915), au siècle Marie-Louise, fondatrice de l’institut des soeurs de Béthanie et du Sacré Coeur de Jésus, s’est aussi vu reconnaître les vertus héroïques. De même pour la religieuse espagnole Isabel Lete Landa (1913-1941), au siècle Reina, de la congrégation des soeurs mercédaires de la charité, la laïque polonaise Wanda Justina Nepomucena Malczewska (1822-1896) et le laïc allemand, politicien et directeur de banque, Hieronymus Jaegen (1841-1919). (apic/imedia/ami/pr)

26 juin 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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