Les premiers du pontificat de Benoît XVI
Rome: Benoît XVI a autorisé la promulgation de 19 décrets de béatification
Rome, 20 décembre 2005 (Apic) Benoît XVI a autorisé lundi la promulgation de 19 décrets de béatification. Recevant en audience le cardinal José Saraiva Martins, préfet de la Congrégation pour les causes des saints le 19 décembre, le pape 2005 l’a autorisé à promulguer 19 nouveaux décrets, dont 9 miracles ainsi que le martyre de deux serviteurs de Dieu et de leurs 32 compagnons, en vue de leur béatification. Ces décrets promulgués par la Congrégation pour les causes des saints sont les premiers du pontificat de Benoît XVI.
Le pape a aussi en outre autorisé la proclamation des vertus héroïques de 6 serviteurs de Dieu et de deux bienheureux dont le culte avait déjà été reconnu au 16e et au 19e siècle. Ces deux derniers sont ainsi en marche vers la canonisation, à condition que leur soit attribué un miracle. Les décrets promulgués le 19 décembre 2005 concernent 10 Italiens, 3 Allemands, 3 Espagnols, 1 Indien, 1 Hollandais et 1 Polonais.
Dans son édition du 20 décembre 2005, le quotidien du Vatican «L’Osservatore Romano» indique ainsi qu’au cours de l’audience accordée au cardinal José Saraiva Martins le 19 décembre, le pape a autorisé la Congrégation pour les causes des saints à promulguer 19 nouveaux décrets.
L’Italie est à l’honneur
L’Italie est à l’honneur avec l’attribution d’un miracle à 6 vénérables serviteurs de Dieu. Parmi eux, Luigi Boccardo (1861-1936), prêtre de l’archidiocèse de Turin et fondateur des Soeurs de Jésus-Roi, branche contemplative des Pauvres filles de saint Gaétan. Un autre miracle a été attribué à l’intercession de Luigi Monza (1898-1954), prêtre de l’archidiocèse de Milan et fondateur de l’Institut séculier des Petites apôtres de la charité ainsi qu’à Mosè Tovini (1877-1930), prêtre du diocèse de Brescia.
Trois religieuses italiennes se voient aussi attribuer un miracle. La première, Maria Teresa di Gesu (1825-1889), au civil Maria Scrilli, est à l’origine de la congrégation des Soeurs de Notre-Dame du Carmel.
La seconde, Maria della passione di nostro signore Gesu Cristo (1866-1912), au civil Maria Grazia Tarallo, a fondé l’Institut des Soeurs crucifiées adoratrices de l’Eucharistie. La troisième, Elia di san Clemente (1901-1927), au civil Teodora Fracasso, était moniale de l’Ordre des Carmélites déchaussées.
En vue de sa prochaine béatification, un miracle a été aussi été attribué au Père indien Augustine Thevarparampil (1891-1973), dit ’Kunjachan’, prêtre de l’éparchie de Palai. Il en va de même pour le Hollandais Eustaquio Van Lieshout (1890-1943), prêtre de la congrégation des Sacrés-Coeurs de Jésus et Marie (Picpus). Le neuvième et dernier miracle a été attribué à l’Allemande Maria Teresa vom heiligen Josef (1855-1938), au civil Anna Maria Tauscher van den Bosch, fondatrice de la congrégation des Soeurs carminatives du divin coeur de Jésus.
Toujours des victimes de la guerre civile espagnole
Le martyre a été reconnu pour les franciscains Vittorio Chumillas Fernandez (1902-1936), et ses 21 compagnons, tués lors de la guerre civile espagnole. Il en est de même pour les membres de la famille dominicaine, le laïc Antero Mateo Garcia (1875-1936) et ses 11 compagnons martyrs, dont 10 religieuses dominicaines.
Benoît XVI a par ailleurs autorisé la promulgation des vertus héroïques de 6 serviteurs de Dieu, trois Italiens, une Espagnole et deux Allemands. C’est le cas pour les Italiens Carlo Bascapè (1550-1615), au civil Giovanni Francesco, de la congrégation des Servants réguliers de saint Paul, barnabite, évêque de Novara et Massimo Rinaldi (1869-1941), de la congrégation des Missionnaires de saint Charles et évêque de Rieti. Les vertus héroïques ont été aussi attribuées à l’Italienne Isabella de Rosis (1842-1911), fondatrice de la congrégation des Soeurs réparatrices du Sacré-Coeur ainsi qu’à la religieuse espagnole Giuseppa Segovia Moron (1891-1957), première directrice générale de l’Institution Thérésienne.
Les vertus héroïques, afin d’accéder au rang de vénérable, ont été en outre attribuées aux Allemands Paul Josef Nardini (1821-1862), prêtre diocésain et fondateur de la congrégation des Soeurs franciscaines de la Sainte Famille, et Eustachius Kugler (1867-1946), religieux de l’Ordre hospitalier de saint Jean de Dieu.
Deux bienheureux en marche vers leur canonisation
Enfin, un cas particulier concerne la cause d’un religieux polonais et d’une moniale italienne. Les vertus héroïques ont été attribuées à ces deux bienheureux dont le culte avait été anciennement reconnu par Rome. Il s’agit du bienheureux Simon de Lipnica (né entre 1435 et 1440, mort en 1482), prêtre de l’Ordre des Frères mineurs et dont le culte avait été confirmé par le Saint-Siège en 1685. Même démarche pour la bienheureuse Camilla Battista Varano (1458-1524), moniale clarisse dont le culte a été confirmé en 1843. Ces deux bienheureux sont ainsi en marche vers leur canonisation, à condition que leur soit attribué un miracle.
Ces décrets promulgués par la Congrégation pour les causes des saints sont les premiers du pontificat de Benoît XVI. Le calendrier des célébrations liturgiques ne prévoit, pour l’instant, qu’une seule cérémonie de béatification en 2006, celle de la religieuse portugaise Rita Amada De Jesus (1848-1913) le 28 mai. (apic/imedia/ami/be)



