Prière commune du pape et du patriarche Bartholomé Ier
Rome : Benoît XVI a reçu en audience le patriarche de Constantinople
Rome, 6 mars 2008 (Apic) Le pape Benoît XVI et le patriarche de Constantinople Bartholomé Ier ont prié ensemble dans la chapelle Urbain VIII du palais apostolique, à l’issue de l’audience que le pape a accordée le 6 mars au patriarche orthodoxe.
La veille, un haut responsable du patriarcat de Moscou, en froid avec Constantinople, avait affirmé que les orthodoxes ne devaient pas prier avec des fidèles des autres confessions chrétiennes.
Dans la petite chapelle Urbain VIII du palais apostolique, Benoît XVI et Bartholomé Ier ont ainsi prié ensemble le « Notre Père et le « Je vous salue Marie » en latin, en présence d’une délégation orthodoxe du patriarcat de Constantinople et des cardinaux Walter Kasper, président du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens et Leonardo Sandri, préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales.
Auparavant, les deux hommes s’étaient rencontrés en privé durant une trentaine de minutes. Il devait ensuite déjeuner ensemble.
90e anniversaire de l’Institut oriental
Le patriarche orthodoxe est présent à Rome pour assister aux célébrations du 90e anniversaire de la fondation de l’Institut oriental pontifical, où il fut élève entre 1963 et 1968.
Le pape et le patriarche de Constantinople se sont rencontrés pour la dernière fois à Naples lors de la visite de Benoît XVI dans cette ville d’Italie du sud, le 21 octobre 2007, à l’occasion de la rencontre internationale de prière pour la paix organisée par la communauté Sant’Egidio. Auparavant, Bartholomé Ier avait accueilli le pape au Phanar, le siège du patriarcat de Constantinople, à Istanbul (Turquie), le 30 novembre 2006.
Le 4 mars dernier, le cardinal Walter Kasper, président du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens, avait évoqué les relations «très détendus» entre Rome et Constantinople. Il avait affirmé que les rencontres avec les représentants ce patriarcat orthodoxe ressemblaient à des rencontres «entre amis et, grâce à cela, nous pouvons avancer». «L’oecuménisme, ce ne sont pas seulement des documents, mais (.) aussi les rapports interpersonnels» qu’il avait considéré comme une «chose importante», surtout «quand il y a des moments de crise». (apic/imedia/ms/pr)



