L’agenda du pape bien rempli

Rome: Benoît XVI a reçu le chancelier fédéral de l’Autriche, Wolfgang Schüssel

Rome, 14 novembre 2005 (Apic) Benoît XVI a reçu en audience privée le chancelier fédéral autrichien Wolfgang Schüssel le 14 novembre 2005. Le pape reçoit également le président du Kurdistan irakien Masoud Al Barzani

Benoît XVI a reçu en audience privée le chancelier autrichien. Le pape a échangé quelques mots en allemand avec les membres de la délégation autrichienne. Puis, la délégation autrichienne a offert au pape un enregistrement du requiem de Mozart ainsi que la partition de l’oeuvre, et quelques livres de littérature autrichienne. De son côté, Benoît XVI a offert au chancelier le traditionnel coffret de médailles du siège apostolique vacant (période entre la mort de Jean Paul II et l’élection de Benoît XVI) et, à ses hôtes, des chapelets.

Wolfgang Schüssel, élu à la tête du parti OVP (Osterreich Volkspartei, le parti populaire, ndlr) en 1995, a été vice-chancelier et ministre fédéral pour les affaires étrangères de 1997 à 2000. Il est chancelier fédéral de l’Autriche depuis 2000 et effectue son deuxième mandat. Il s’agissait de sa première visite officielle auprès de Benoît XVI.

Par ailleurs, le pape a reçu au Vatican, le même jour, le président de la région irakienne du Kurdistan Masoud Al Barzani. Il recevra le 17 novembre, en visite d’Etat, le président israélien Moshe Katsav et, en fin de semaine, le 19 novembre, le premier ministre italien Silvio Berlusconi en visite privée à caractère officiel. (aipc/imedia/ar/vb)

Rome: L’Italie et le Saint-Siège doivent être unis pour défendre la personne

L’Eglise «ne peut être exclue d’une saine laïcité»

Rome, 14 novembre 2005 (Apic) Benoît XVI a souhaité que le Saint-Siège et l’Italie soient unis dans la défense de la personne humaine. C’est le contenu d’un message du pape adressé à Pier Ferdinando Casini, président de la chambre des députés italienne, lors d’une cérémonie officielle.

Au centre de la «cohésion nationale italienne», a affirmé Benoît XVI, doit se trouver un «noyau de sens et de valeurs autour duquel peuvent converger les différentes positions idéologiques et politiques». Il ne peut être constitué «que par la personne» a déclaré le pape. Qui a rappelé «les valeurs inhérentes à la dignité individuelle et sociale». Benoît XVI a aussi souhaité que les parlementaires italiens continuent d’honorer la mémoire de Jean Paul II en s’inspirant vraiment de ses enseignements, en particulier «en promouvant la culture, la famille, l’école, le plein emploi, et en prêtant une attention renouvelée aux anciennes et nouvelles formes de pauvreté».

Le 14 novembre 2002, Jean Paul II accomplissait un acte historique. Il était le premier pape à pénétrer dans l’hémicycle des députés italiens. Pendant 47 minutes, il avait alors abordé les grands thèmes de la politique italienne d’alors. Il avait notamment pointé le déclin démographique de la péninsule, la situation critique des prisonniers dans les prisons, ainsi que le rôle de l’Italie dans la construction européenne et dans la lutte contre le terrorisme.

Quant à Benoît XVI, le 7 novembre 2005, il a reçu en audience Pier Ferdinando Casini, président de la Chambre des députés italienne, qui avait présidé cette séance historique. Pier Ferdinando Casini s’était ensuite rendu sur la tombe de Jean-Paul II dans les ’grottes’ vaticanes.

L’Eglise parle à l’Etat italien

Benoît XVI avait expliqué lors de sa première visite d’Etat en Italie, effectuée en juin dernier auprès du président de la République, Carlo Azeglio Ciampi, que» l’Eglise catholique ne peut être exclue d’une saine laïcité».

Le pape avait rappelé que dans une Europe en panne de projet commun, l’Italie pouvait jouer un grand rôle en «l’aidant à retrouver ces racines chrétiennes» facteurs» d’unité profonde du continent».

Le pape avait alors déclaré au président italien que le début de son règne était «accompagné de quelques préoccupations». Il avait ainsi demandé aux responsables politiques de la péninsule de veiller à «la sauvegarde de la famille fondée sur le mariage», à «la défense de la vie humaine de sa conception jusqu’à son terme naturel», et à l’éducation des jeunes respectant «le droit des parents à un libre choix éducatif». Benoît XVI avait «espéré» que «la sagesse» des législateurs italiens leur donnerait des solutions «humaines» à ces questions. Dans une Italie où la campagne électorale pour les législatives du printemps prochain bat déjà son plein, la question de ’l’ingérence’ de l’Eglise est un sujet sensible. (apic/imedia/hy/vb)

14 novembre 2005 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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