Pour une véritable démocratie et la défense des droits humains

Rome: Benoît XVI a reçu le nouvel ambassadeur du Paraguay

Rome. 26 août 2005 (Apic) Recevant le nouvel ambassadeur du Paraguay auprès du Saint-Siège, Benoît XVI a encouragé l’exercice d’une véritable démocratie dans ce pays et la défense des droits fondamentaux de l’être humain. Le pape a rencontré dans sa résidence de Castel Gandolfo, dans la matinée du 26 août Gerónimo Narváez Torres, venu lui présenter ses lettres de créance.

«Je vous encourage à l’exercice d’une véritable démocratie, c’est-à- dire celle qui, par la participation du peuple, mène à bien le gouvernement d’une nation quand il s’inspire des valeurs suprêmes et immuables, et permet que le patrimoine culturel des personnes et le développement progressif de la société répondent aux exigences de la dignité humaine», a ainsi déclaré le pape devant le nouvel ambassadeur du Paraguay.

Le souverain pontife a aussi noté que l’approche du bicentenaire de l’indépendance du Paraguay, survenue en mai 1811, était une «grande occasion» pour «avancer dans le dialogue et dans la coexistence paisible entre tous les citoyens et avec les autres pays, pour dépasser toute forme de conflit et de tension». Le pape a ainsi souhaité pour le pays une «plus grande stabilité institutionnelle».

Le pape a ensuite rappelé les paroles de son prédécesseur Jean Paul II dans l’Encyclique Centesimus annus de 1991 et selon lesquelles «une démocratie sans valeur se transforme facilement en un totalitarisme visible ou caché, comme le démontre l’histoire». Puis, Benoît XVI a invité les gouvernants qui ont «reçu l’ordre de protéger et diffuser» les droits fondamentaux de l’homme, à ne pas «cesser (.) de les mettre en pratique».

Ainsi, reprenant ses propres propos devant le corps diplomatique le 12 mai 2005, peu après son élection, le pape a encore affirmé que «l’Eglise ne cesse de proclamer et de défendre les droits humains fondamentaux, malheureusement encore violés en différentes parties de la terre, (.) oeuvre afin que soient reconnus les droits de toute personne humaine à la vie, à la nourriture, à un toit, au travail, à l’assistance sanitaire, à la protection de la famille et à la promotion du développement social, dans le respect de la dignité de l’homme et de la femme, créés à l’image de Dieu».

L’Eglise ne s’immisce pas dans la politique des Etats

Benoît XVI a enfin souhaité que chacun se sente concerné par «l’admirable projet de transformation et de construction de son propre pays en un peuple de frères». Il a alors expliqué, en citant la constitution pastorale Gaudium et spes du Concile Vatican II de 1965 que «l’Eglise, avec son expérience de l’humanité, sans chercher d’aucune manière à s’immiscer dans la politique des Etats», prétend seulement à continuer «l’oeuvre du Christ».

Dans son discours au pape, l’ambassadeur Gerónimo Narváez Torres a invité Benoît XVI à venir visiter son pays, une invitation déjà exprimée à plusieurs reprises par le président Nicanor Duarte Frutos selon le diplomate. Ce dernier a essentiellement affirmé que son gouvernement s’engage dans la défense des droits de l’homme, dans celle du «droit à la vie de sa conception jusqu’à sa fin naturelle», et dans la lutte contre le trafic de drogue.

Le président du Paraguay, Nicanor Duarte Frutos, élu le 27 avril 2003, s’était rendu au Vatican le 18 octobre 2004. Il avait alors été reçu en privé par Jean Paul II pour une visite de courtoisie. Situé au coeur de l’Amérique du Sud, le Paraguay est un pays sans littoral, frontalier de l’Argentine, de la Bolivie et du Brésil. Sur 5 millions et demi d’habitants, 90% sont catholiques.

Rencontre avec le président de ’Communion et Libération’

Ce 26 août, Benoît XVI a aussi reçu en audience dans sa résidence de Castel Gandolfo Luigi Alici, président national de l’Action catholique italienne accompagné de l’aumônier général du mouvement, Mgr Francesco Lambiasi. Le pape a aussi rencontré le Père Julián Carrón, président de la fraternité de ’Communion et Libération’, en marge du rassemblement organisé par son mouvement à Rimini, sur la côte Adriatique italienne, le ’meeting pour l’amitié entre les peuples’. Don Julián Carrón a succédé à la tête de ’Communion et Libération’ à son fondateur, Mgr Luigi Giussani, décédé le 22 février 2005. (apic/imedia/ami/bb)

26 août 2005 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 3  min.
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