Ni les actes terroristes ni les représailles ne se justifient

Rome: Benoît XVI appelle les responsables politiques à la raison au Proche-Orient

Rome, 16 juillet 2006 (Apic) Benoît XVI a appelé les responsables politiques à la raison et dénoncé les violations du droit dans la crise au Proche-Orient, lors de la prière de l’Angélus depuis les Combes au Val d’Aoste, le 16 juillet. Près de 5’000 fidèles étaient réunis dans la prairie de la colonie de vacances salésienne qui abrite le chalet du pape.

Le souverain pontife a prié pour que «le don fondamental de la concorde, ramène les responsables politiques sur la voie de la raison et ouvre de nouvelle possibilité de dialogue et d’entente». «Ces derniers jours les nouvelles de Terre Sainte sont pour tous un motif de nouvelles et graves préoccupations, en particulier pour l’extension des actions de guerre, en particulier au Liban, et pour les nombreuses victimes parmi les civils», a expliqué le pape. «A l’origine de contre-offensives aussi impitoyable, il y a malheureusement des situations objectives de violation du droit et de la justice», a dénoncé le pape.

«Mais ni les actes terroristes, ni les représailles, surtout quand elles ont de tragiques conséquences pour la population civile, ne peuvent être justifiés. Sur cette voie, comme le démontre amèrement l’expérience, on obtient aucun résultat positif», a conclu le souverain pontife, en invitant les Eglises locales à prier pour la paix au Proche-Orient.

Auparavant, il avait remercié les habitants du Val d’Aoste de leur accueil et rappelé la fête de la Vierge du Mont Carmel, célébrée le 16 juillet. Le pape a réservé sa première promenade estivale à un monastère carmélite de la région, le 14 juillet. Il a ainsi déploré, le 16 juillet, que le couvent carmélite d’Haïfa ait aussi de tire de roquettes du Hezbollah.

Pas de dispense pour le respect du droit international

Le Saint-Siège a déploré l’attaque d’Israël contre le Liban, le 14 juillet, dans une déclaration du cardinal secrétaire d’Etat, Angelo Sodano, à Radio Vatican. Comme par le passé, avait alors rappelé le cardinal Sodano, le Saint-Siège condamne «aussi bien les attaques terroristes des uns que les représailles militaires des autres. En effet, le droit d’un Etat de se défendre ne le dispense du respect des normes du droit international, en particulier en ce qui concerne la sauvegarde des populations civiles». Ainsi, «le Saint-Siège déplore notamment l’attaque au Liban, une nation libre et souveraine et assure de sa proximité les populations qui ont déjà souffert pour la défense de leur indépendance». Le prélat avait conclu en rappelant que «la seule voie digne de notre société est celle du dialogue sincère entre les parties en présence». (apic/imedia/hy/bb)

16 juillet 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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