Visite du catholicos-patriarche de l’Eglise apostolique assyrienne
Rome: Benoît XVI apporte son soutien à l’Eglise assyrienne en Irak
Rome, 21 juin 2007 (Apic) Le pape Benoît XVI a apporté son soutien aux fidèles de l’Eglise assyrienne en Irak, en recevant jeudi en audience le catholicos-patriarche de l’Eglise apostolique assyrienne d’Orient, Mar Dinkha IV, et une délégation de cette Eglise autocéphale.
Cette Eglise est l’une des premières Eglises chrétiennes, séparée de Rome depuis le Concile d’Ephèse en 431 dont elle n’avait pas reconnu les conclusions. Le pape est aussi intervenu sur l’avenir du dialogue entre catholiques et assyriens.
«Les difficultés (de l’Eglise assyrienne en Irak) sont une source de grand souci pour moi, et je souhaite exprimer ma solidarité avec les pasteurs et les fidèle des communautés chrétiennes qui demeurent là, souvent au prix de sacrifices héroïques», a déclaré le pape au patriarche qui réside à Morton Grove, près de Chicago, aux Etats-Unis, depuis son élection en 1976.
«Aujourd’hui, de façon tragique, les chrétiens de cette région souffrent matériellement et religieusement. En particulier en Irak, la patrie de tant de familles chrétiennes assyriennes», a regretté le pape, qui a s’est inquiété de voir ses communautés sous pression croissante qui «connaissent le sentiment d’insécurité, d’abandon et l’agression». Bon nombre d’entre elles ne voient aucune autre possibilité que de quitter le pays pour chercher un nouvel avenir à l’étranger, a encore constaté le pape.
Benoît XVI a alors abordé la question de la diaspora assyrienne. Il a souhaité que catholiques et assyriens collaborent et se soutiennent mutuellement dans les épreuves.
L’Eglise assyrienne revendique 400’000 fidèles dans le monde. Les chrétiens étaient plus d’un million et demi en 2000 en Irak, soit 3% de la population. Aujourd’hui, on estime qu’il en reste moins de 500’000. On évalue à 700’000 le nombre de chrétiens venus d’Irak en Syrie, autant en Jordanie, 80 000 en Egypte, 40 000 au Liban.
Enfin, si le pape s’est félicité des résultats du dialogue théologique avec l’Eglise assyrienne d’Orient instauré en 1994, il a toutefois souligné que «les nouveaux espoirs et possibilités réveillent parfois de nouvelles craintes». «Certains développements récents dans l’Eglise assyrienne d’Orient ont créé quelques obstacles au travail prometteur», a conclu le pape. (apic/imedia/hy/pr)



