Il prône la transparence et l’honnêteté dans la gestion publique

Rome: Benoît XVI demande au gouvernement de l’Equateur de lutter contre la corruption

Rome, 29 août 2005 (Apic) Prônant la transparence et l’honnêteté dans la gestion publique, le pape Benoît XVI a demandé lundi au gouvernement équatorien de lutter contre la corruption «sous toute ses formes». Il l’a dit au nouvel ambassadeur de la République d’Equateur, Francisco Salazar Alvarado, venu lui remettre ses lettres de créance, le 29 août 2005 à Castel Gandolfo.

Rappelant les problèmes d’ordre économique, social et politique que rencontre ce pays andin, le pape a appelé le gouvernement à une action continue pour affronter «le monde globalisé». Cette action passe en particulier par une lutte contre la corruption sous toutes ses formes, afin de réduire les déséquilibres sociaux, a-t-il expliqué. «La transparence en matière de gestion publique favorise un climat de crédibilité et de confiance des citoyens», a indiqué le pape.

Le fléau de l’émigration

Puis le souverain pontife a souligné l’importance du phénomène migratoire dans le pays et la collaboration que l’Eglise offre pour lutter contre ce «lamentable problème». En recevant les évêques équatoriens en visite «ad limina» à Rome en mai 2002, Jean Paul II les avait particulièrement invités à soutenir les jeunes qui quittent le territoire pour un avenir meilleur.

L’économie de l’Equateur (13 millions d’habitants) repose sur trois éléments: la culture de la banane (6e producteur mondial), le pétrole et le tourisme. Malgré cela, le pays connaît une grave crise économique, qui conduit de nombreux jeunes à immigrer. Sa dette extérieure représente environ 14 milliards de dollars, ce qui nécessite l’intervention du Fonds Monétaire International afin de «stabiliser» son économie.

Haro sur la «dollarisation» de l’économie

Deux fléaux ont en effet ravagé l’Equateur: la corruption au plus haut niveau de l’Etat et la «dollarisation» de l’économie. Le président Lucio Gutiérrez avait été élu en 2002 sur un programme comprenant des actions pour résorber la dette extérieure et relancer l’économie afin d’éviter que son pays ne connaisse la banqueroute. Il a été destitué par le Parlement en 2004 et remplacé par l’actuel président Alfredo Palacio Gonzalez.

Les relations diplomatiques entre l’Equateur et le Saint-Siège existent depuis 65 ans. Benoît XVI s’y est rendu en 1978, alors qu’il était archevêque de Munich-Freising. Jean Paul II a visité le pays à deux reprises, en 1985 et 1996. Francisco Salazar Alvarado, le nouvel ambassadeur, est né en 1930 et a déjà été ambassadeur près le Saint-Siège entre 1984 et 1988. L’Equateur est un pays à forte majorité catholique, soit environ 95% de la population. (apic/imedia/hy/be)

29 août 2005 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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