Appel à la paix et à la fraternité

Rome: Benoît XVI demande aux belligérants du Sri Lanka d’évacuer les civils

Rome, 17 mai 2009 (Apic) Benoît XVI, lors de la prière du Regina Coeli du 17 mai, al lancé un appel aux belligérants du Sri Lanka afin d’épargner les populations civiles impliquées dans le conflit. Place Saint-Pierre, moins de 3 jours après son retour d’un voyage de 8 jours en Terre sainte, Benoît XVI a également souhaité que les habitants de ces pays «puissent enfin connaître la paix et vivre dans la fraternité».

Depuis la fenêtre de ses appartements, Benoît XVI a ainsi lancé «une invitation urgente aux belligérants du Sri Lanka afin qu’ils facilitent l’évacuation» des civils pris dans les combats dans le nord du pays. Pour cela, le pape a affirmé «unir sa voix à celle du Conseil de Sécurité des Nations unies». «Ce sont des milliers d’enfants, de femmes, de personnes âgées, à qui la guerre a enlevé des années de vie et d’espérance», a déploré le souverain pontife.

Benoît XVI a également demandé aux «institutions humanitaires, y compris les catholiques, de tout tenter pour aller au-devant des besoins urgents alimentaires et médicaux des réfugiés». Il a aussi assuré les civils du nord du Sri Lanka de «son affection et sa proximité spirituelle».

Le pape a par ailleurs évoqué «ce voyage apostolique tellement important» en Terre sainte, rappelant que sa visite était pour «l’unité des chrétiens, le dialogue avec les juifs et les musulmans et la construction de la paix». Il a particulièrement souhaité qu’»en vivant ce commandement de l’amour, les habitants de cette région bien-aimée puissent enfin connaître la paix et vivre dans la fraternité». Benoît XVI a par ailleurs demandé aux pèlerins francophones de «vivre le grand commandement de l’amour».

«Cette terre, a-t-il encore souligné, symbole de l’amour de Dieu pour son peuple et pour l’humanité tout entière, est aussi symbole de la liberté et de la paix que Dieu veut pour tous ses enfants». Benoît a par la suite déploré que cette terre soit devenue «symbole du contraire, c’est-à-dire de divisions et de conflits interminables entre les frères». Le pape a enfin considéré la Terre sainte comme «un microcosme qui réassume en soi le chemin difficile de l’humanité vers le Règne de justice, d’amour et de paix». (apic/imedia/lb/bb)

17 mai 2009 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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