Rome: Benoît XVI dénonce les «déviances» liturgiques après le Concile Vatican II
Estimant qu’elles ont «parfois pollué le renouveau liturgique»
Rome, 13 mars 2009 (Apic) Le pape Benoît XVI est revenu vendredi sur les «déviances» liturgiques survenues après le Concile Vatican II (1962-1965), jugeant qu’elles avaient «parfois pollué le renouveau liturgique».
Devant les membres de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, réunis du 10 au 13 mars en Assemblée plénière, le pape a aussi souligné l’importance de la relation entre la célébration de la messe et l’adoration eucharistique, thème de leur rencontre.
Benoît XVI a ainsi souligné «l’importance de la relation intrinsèque entre la célébration de l’Eucharistie et l’adoration». Puis, il a rappelé «les déviances qui ont parfois pollué le renouveau liturgique post-conciliaire» déjà dénoncées par Jean Paul II.
Revenant sur le Synode des évêques d’octobre 2005 consacré à l’Eucharistie, Benoît XVI a aussi rappelé que les participants «n’avaient pas manqué de manifester leur préoccupation envers une certaine confusion provoquée après le Concile Vatican II au sujet de la relation entre la messe et l’adoration du Saint-Sacrement».
Benoît XVI a également insisté sur la nécessité d’»approfondir l’expérience du renouveau» y compris «sur le thème de l’adoration eucharistique». «Un tel approfondissement ne sera possible qu’à travers une meilleure connaissance du mystère en pleine fidélité à la Tradition sacrée et en faisant grandir la vie liturgique à l’intérieur de nos communautés», a rappelé le pape. A cet égard, le pape a encouragé «la formation dans la foi de tout le Peuple de Dieu, avec une attention spéciale aux séminaristes».
Enfin, au coeur du Carême, le pape a souhaité que «cette période intense de la vie liturgique (…) aide à s’éloigner de tout ce qui distrait l’esprit et à intensifier ce qui nourrit l’âme en l’ouvrant à l’amour de Dieu et du prochain».
Dans une lettre publiée la veille, 12 mars, Benoît XVI avait précisé, à l’intention des fidèles de la Fraternité Saint-Pie X, que l’»on ne peut geler l’autorité magistérielle de l’Eglise à l’année 1962», année d’ouverture du Concile Vatican II. A l’inverse, il avait précisé aux «grands défenseurs du Concile» que celui-ci «renferme l’entière histoire doctrinale de l’Eglise». «Celui qui veut obéir au Concile, avait alors écrit le pape, doit accepter la foi professée au cours des siècles et il ne peut couper les racines dont l’arbre vit». (apic/imedia/lb/pr)




