Le pape appelle les chrétiens à rester sur leurs terres

Rome: Benoît XVI espère pouvoir se rendre en Terre Sainte

Rome, 26 décembre 2006 (Apic) Le pape Benoît XVI espère pourvoir se rendre en Terre Sainte.

Dans un message envoyé aux catholiques du Proche-Orient, le 21 décembre 2006, rendu public par le Bureau de presse du Saint-Siège le 25 décembre, le pape a appelé les chrétiens à rester sur ces terres malgré les difficultés, et à promouvoir le dialogue avec les autres communautés.

«J’espère vivement que la Providence fasse que les circonstances me permettent un pèlerinage dans la Terre rendue sainte par les évènements de l’histoire du Salut», écrit le pape dans son message en italien, ajoutant espérer «pouvoir prier à Jérusalem».

«Dans l’attente de la réalisation de ce désir, je vous encourage à poursuivre sur la voie de la confiance, réalisant des gestes d’amitié et de bonne volonté», poursuit Benoît XVI. Pour lui, «la paix est un bien si grand et urgent» qu’il justifie des grands sacrifices «de la part de tous».

S’adressant spécifiquement aux minorités catholiques du Proche-Orient, le pape a par ailleurs souligné que «dans les circonstances actuelles, marquées par peu de lumières et trop d’ombres», c’était pour lui «un motif de consolation et d’espérance de savoir que les communautés chrétiennes du Proche-Orient (.) continuent à être des communautés vivantes et actives, décidées à témoigner de leur foi avec leur identité spécifique qui les caractérise».

Il les a aussi encouragées «dans leur effort pour soutenir et raffermir dans la foi, dans l’espérance et dans la charité le peuple qui leur est confié». Pour lui, la présence de ces communautés, même si minoritaires et souvent numériquement «peu significatives», constitue «un élément qui peut grandement favoriser l’oecuménisme».

«Depuis longtemps, on observe comment de nombreux chrétiens quittent le Proche-Orient, si bien que les lieux saints risquent de se transformer en zones archéologiques, privés de vie ecclésiale», a aussi regretté Benoît XVI. «Bien sûr, les situations géopolitiques dangereuses, des conflits culturels, des intérêts économiques et stratégiques, ainsi que l’agressivité qu’on cherche à justifier en leur attribuant une matrice sociale ou religieuse, rendent difficile la survie des minorités, et ainsi de nombreux chrétiens sont poussés à céder à la tentation d’émigrer», a-t-il reconnu.

La visite en Israël et en Terre sainte est dans le coeur du pape, mais ne peut être rendue possible que dans des conditions de paix ou au moins de trêve stable et sûre», avait déclaré le cardinal Bertone le 13 décembre. Reçu par le pape en audience, le premier ministre israélien, Ehud Omert avait renouvelé son invitation auprès de Benoît XVI à se rendre en Israël. Invité à plusieurs reprises, également par les autorités palestiniennes, le pape avait déjà manifesté son intérêt pour un tel voyage. (apic/imedia/ar/pr)

26 décembre 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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