Rome: Benoît XVI improvise une prière lors de l’audience
Il invite «Dieu à être présent dans les camps de réfugiés»…
Rome, 12 novembre 2008 (Apic) Benoît XVI a improvisé mercredi à l’audience une prière invitant Dieu à être présent dans «les camps de réfugiés» comme «au Darfour» ou «au Nord Kivu», mais aussi «là où la drogue commande» ou encore «chez les riches».
Place Saint-Pierre, devant quelque 15’000 fidèles, le pape a consacré cette nouvelle catéchèse à «la relation entre le temps présent» et «l’avenir qui nous attend dans la rencontre finale» avec Dieu, priant ainsi pour le retour du Christ sur la Terre et «la fin de ce monde injuste».
Au terme de sa catéchèse en italien, les yeux levés au ciel, Benoît XVI a improvisé une prière adressée à Dieu. «Nous devons dire avec une grande urgence dans les circonstances de notre époque : ’viens Seigneur’», a affirmé le pape avant de poursuivre sa prière. «Viens là où se trouvent l’injustice et la violence, a-t-il lancé, viens dans les camps de réfugiés, au Darfour, au Nord Kivu et dans tant d’endroits à travers le monde, viens là où la drogue commande, viens aussi chez les riches qui t’ont oublié et qui vivent seulement pour eux-mêmes, viens là où tu n’es pas connu, viens à ta façon et renouvelle le monde d’aujourd’hui, viens aussi en nos coeurs».
Le pape a encore souhaité dans sa prière improvisée «que le Christ soit réellement présent aujourd’hui dans notre monde et le renouvelle». «Sans la présence du Christ, jamais nous n’aurons un monde réellement juste et renouvelé», avait déjà auparavant affirmé le pape.
«Il me semble qu’aujourd’hui, dans notre vie et notre monde, il nous est difficile de prier sincèrement pour que ce monde périsse, que (…) le jugement dernier arrive», cependant, a encore expliqué Benoît XVI, «nous pouvons dire : viens, Jésus».
«Bien sûr, a soutenu le pape, nous ne voulons pas que la fin du monde arrive maintenant, mais d’autre part nous voulons aussi la fin de ce monde injuste, nous voulons nous aussi que le monde change fondamentalement et que la civilisation de l’amour commence, pour que vienne un monde de justice, de paix, sans violence, sans la faim».
«Notre espérance se fonde non pas sur une utopie, mais sur une ’nouveauté de vie’, qui est réelle et qui est croissante», a également expliqué Benoît XVI aux fidèles rassemblés place Saint-Pierre, notant que, pour le chrétien, «l’avenir n’est pas sombre» car il possède «la certitude que Jésus est ressuscité». (apic/imedia/ami/pr)



