Pas de discontinuité de l’Eglise avant et après Vatican II

Rome: Benoît XVI ouvre les travaux d’un congrès du diocèse de Rome

Rome, 26 mai 2009 (Apic) Benoît XVI a condamné le courant qui a «tenté d’établir une discontinuité et même une opposition» dans l’Eglise avant et après le Concile Vatican II, dans la soirée du 26 mai à la basilique Saint-Jean de Latran. Le pape ouvrait les travaux d’un congrès du diocèse de Rome consacré à la co-responsabilité pastorale.

Dans la cathédrale de Rome, Benoît XVI est ainsi revenu sur son discours à la curie romaine du 22 décembre 2005, l’un des textes les plus capitaux de son magistère, condamnant le «courant d’interprétation» qui a «tenté d’établir une discontinuité, et même une opposition, entre l’Eglise d’avant et d’après le Concile Vatican II». Le pape s’en est pris particulièrement à la «vision uniquement sociologique» de l’Eglise qui «exclue la référence verticale à Dieu, (…) en contradiction avec le concile, qui n’a pas voulu de rupture mais un renouvellement dans la continuité».

Dans son discours, Benoît XVI s’est ensuite penché sur la situation du diocèse de Rome, constatant que «trop de baptisés ont l’impression de ne pas faire partie de la communauté ecclésiale et vivent en marge» de cette communauté, «s’adressant aux paroisses uniquement dans certaines circonstances, pour recevoir des services religieux». Pour le pape, il est important que les jeunes, qui sont «exposés à l’individualisme croissant de la culture contemporaine, avec pour conséquence l’affaiblissement du lien interpersonnel et des appartenances (…) se sentent aussi Eglise».

La beauté de la liturgie n’est pas qu’un simple esthétisme

Benoît XVI a en outre mis en garde contre «les rivalités et jalousies qui peuvent naître entre les communautés ecclésiales», précisant que «les communautés nées après le Concile Vatican II au sein du diocèse de Rome» étaient «un don précieux». A la fin de son intervention, le pape a enfin rappelé que «la beauté de la liturgie n’est pas qu’un simple esthétisme» et que la célébration eucharistique doit «manifester et communiquer par les signes sacramentels la vie divine (…), le vrai visage de l’Eglise».

Quelques minutes auparavant, le cardinal Agostino Vallini, vicaire de Rome, avait exprimé au tout début de son discours «l’affection sincère» et la proximité des fidèles romains au pape, dont certaines déclarations et décisions pastorales ont été «interprétées à mauvais escient et de manière détournée». Le haut prélat faisait ainsi implicitement référence aux récentes crises nées des propose de Benoît XVI sur le préservatif et la levée de l’excommunication qui pesait sur les évêques lefebvristes.

’L’appartenance à l’Eglise et la co-responsabilité pastorale’: c’est autour de ce thème que se déroule le Congrès organisé du 26 au 29 mai par le diocèse de Rome et auquel participent des prêtres, diacres, religieux et religieuses, des laïcs, des membres d’instituts séculiers et de communautés nouvelles de la ville. (apic/imedia/cp/bb)

27 mai 2009 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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