Appel à une reprise sérieuse des pourparlers

Rome: Benoît XVI préoccupé par la situation dans la Bande de Gaza

Rome, 5 novembre 2006 (Apic) Benoît XVI a exprimé une nouvelle fois sa «vive préoccupation» face à la grave détérioration de la situation dans la Bande de Gaza. Il a appelé dimanche 5 novembre à une la reprise immédiate de pourparlers «directs, sérieux et concrets» entre les autorités israéliennes et palestiniennes. S’exprimant devant de nombreux fidèles assemblés place Saint-Pierre à l’occasion de la prière de l’angélus, le pape est aussi revenu sur le sens de la mort pour les chrétiens.

Le pape a dit sa vive préoccupation au sujet des nouvelles concernant «la grave détérioration de la situation» dans la Bande de Gaza, après avoir prononcé la prière de l’angélus. «Je désire exprimer ma proximité aux populations civiles qui souffrent des conséquences des actes de violence», a-t-il ajouté.

«Je vous demande de vous unir à ma prière, afin que Dieu tout-puissant et miséricordieux éclaire les autorités israéliennes et palestiniennes, comme aussi celles des nations qui ont une responsabilité particulière dans la région, a-t-il poursuivi, afin qu’elles oeuvrent pour faire cesser l’effusion de sang, multiplient les initiatives de secours humanitaire et favorisent la reprise immédiate de pourparlers directs, sérieux et concrets». Les propos du pape ont été accueillis par les applaudissements des fidèles assemblés sous sa fenêtre par un temps maussade.

46 Palestiniens, dont seulement 24 combattants, ont été tués en cinq jours au cours de l’une des opérations militaires israéliennes les plus vastes depuis le retrait israélien de la bande de Gaza en septembre 2005. Plus de 200 autres personnes ont été blessées. Cette offensive vise, selon l’armée israélienne, à faire cesser les tirs de roquettes artisanales contre Israël.

L’offensive vise principalement la Bande de Gaza, mais la Cisjordanie est aussi le théâtre de raids militaires. Par ailleurs, Benoît XVI est revenu une nouvelle fois sur le sens de la mort. «Mourir, en réalité, fait partie de la vie», a-t-il affirmé, «non seulement à la fin» mais «à chaque instant».

Pour le souverain pontife, Jésus, par son enseignement et en affrontant lui-même la mort, «a révolutionné le sens de la mort». En effet, il a voulu «partager jusqu’au bout notre condition humaine pour la rouvrir à l’espérance», il est né «pour pouvoir mourir et ainsi nous libérer de l’esclavage de la mort». Et depuis lors, la mort n’est plus la même : «elle a été privée de son ’venin’». Car l’amour de Dieu, oeuvrant en Jésus, a donné «un nouveau sens à l’entière existence de l’homme, et a ainsi transformé aussi la mort».

Saluant finalement les pèlerins en différentes langues, dont le français, Benoît XVI a aussi mentionné en polonais la fête de saint Charles Borromée, saint patron de Jean Paul II, célébrée le 4 novembre. «Cette fête nous invite à associer le grand réformateur de l’Eglise après le Concile de Trente avec le grand exécuteur des dispositions du Concile Vatican II, Jean Paul II, Karol Wojtyla». (apic/imedia/ar/be)

5 novembre 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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