Rome: Benoît XVI préside la messe des Rameaux pour la 24e JMJ
«Personne ne peut s’ériger comme absolu»
Rome, 5 avril 2009 (Apic) Benoît XVI a expliqué que «personne ne peut ériger soi-même, sa culture ou son monde comme absolu», en présidant la messe solennelle des Rameaux, place Saint-Pierre, dans la matinée du 5 avril. Lors de cette célébration qui marquait aussi la 24e Journée mondiale de la jeunesse (JMJ) sur le thème ’Nous avons mis notre espérance dans le Dieu vivant’, le pape a invité les fidèles au renoncement, élément essentiel pour «une vie droite».
Evoquant dans son homélie l’universalité du Règne de Dieu, «possible uniquement parce qu’il ne s’agit pas d’une royauté d’un pouvoir politique», mais qui «se base uniquement sur la libre adhésion de l’amour», le pape a ainsi expliqué que l’universalité «signifie que personne ne peut ériger soi-même, sa culture ou son monde comme absolu». Selon Benoît XVI, «cela demande que nous nous accueillions tous les uns les autres, en renonçant à quelque chose nous appartenant».
«L’universalité est toujours un dépassement de soi, un renoncement à quelque chose de personnel», a poursuivi le pape, pour qui «l’universalité et la croix vont de pair». «C’est seulement de cette façon que l’on crée la paix», a prévenu Benoît XVI dans son homélie. Le pape a ensuite exhorté les fidèles à «oser une fois la grande décision fondamentale, oser le grand ’oui’, que le Seigneur nous demande à un certain moment de notre vie» et «qui doit ensuite être reconquis quotidiennement dans les situations de tous les jours». Cela implique «le sacrifice, le renoncement», qui «font aussi partie d’une vie droite». En effet, «celui qui promet une vie sans ce don de soi toujours nouveau trompe les gens». «Une vie réussie sans sacrifice n’existe pas», a poursuivi le pape, parlant de sa propre expérience : «si je jette un regard rétrospectif sur ma vie personnelle, je dois dire que les moments où j’ai dit ’oui’ à un renoncement ont été précisément les grands moments importants de ma vie».
La croix des JMJ passe de Sydney à Madrid
Le pape a enfin mentionné dans son homélie la croix des JMJ, que des jeunes du diocèse australien de Sydney ont symboliquement transmis quelques instants plus tard à des jeunes espagnols, en vue des JMJ de Madrid, en 2011. Il a alors invité les pèlerins à accompagner cette croix pour trouver ainsi leur route. Comme à l’accoutumée, Benoît XVI avait introduit la messe depuis le pied de l’obélisque situé au centre de la place Saint-Pierre, les épaules recouvertes d’une grande chape rouge et or. Puis, accompagné de cardinaux et d’évêques, il s’était rendu en procession jusqu’à l’autel, sur le parvis de la basilique vaticane, précédé par la croix des JMJ. Au cours du long récit de la Passion du Christ, le pape s’était agenouillé pour quelques instants à l’évocation de sa mort.
Aux côtés du pape, concélébraient le cardinal Agostino Vallini, vicaire de Rome, le cardinal George Pell, archevêque de Sydney où s’est tenu la dernière JMJ, le cardinal Antonio Maria Rouco Varela, archevêque de Madrid et Mgr Stanislaw Rylko, président du Conseil pontifical pour les laïcs, qui organise ces journées pour les jeunes. Ils étaient entourés de nombreux cardinaux et évêques de la curie romaine.
Des centaines de branches d’olivier, ainsi que des arbres centenaires en provenance de la région italienne des Pouilles, décoraient la place Saint-Pierre pour rappeler les feuillages jetés à terre par la foule de Jérusalem lors de l’entrée du Christ dans la ville. La place était aussi décorée de branches de palmier tressées, réalisées à Sanremo, non loin de la frontière française. Une partie d’entre elles ont été distribuées aux cardinaux, la plus grande étant réservée au pape. (apic/imedia/cp/bb)



