Et condamne ouvertement les unions homosexuelles

Rome: Benoît XVI rappelle les hommes politiques au devoir de protéger le mariage

Rome, 14 mai 2006 (Apic) A l’occasion de l’assemblée plénière du Conseil pontifical pour la famille, Benoît XVI a rappelé les hommes politiques à leur devoir de défense du mariage, de la famille et de la vie. Il a fermement condamné les ’mariages’ homosexuels

Le pape a reçu en audience les participants à l’assemblée plénière du Conseil pontifical pour la famille, créé il y a 25 ans, le 9 mai 1981, par Jean-Paul II. Il a déclaré à cette occasion: «Les hommes politiques et les législateurs» doivent «sauvegarder les droits de la famille». Il a à nouveau dénoncé toutes formes de Pacs. Le pape a condamné les unions homosexuelles légitimées à travers «la validation de solutions juridiques pour les unions dites de fait. Unions qui bien que refusant les obligations du mariage, prétendent obtenir des droits équivalents».

«On veut directement donner une nouvelle définition au mariage pour l’égaliser les unions homosexuelles, en accordant à celles-ci le droit à l’adoption d’enfants», a-t-il ajouté.

La famille est un patrimoine de l’humanité

«La famille fondée sur le mariage constitue un ’patrimoine de l’humanité’. C’est une institution sociale fondamentale, c’est la cellule vitale et la colonne de la société et ceci concerne les croyants aussi bien que les non-croyants», a alors précisé le souverain pontife. «Tous les Etats doivent le prendre en très haute considération».

Aller à contre-courant de la culture dominante

Dans le monde actuel «dans lequel on fait tant de concessions équivoques sur l’homme, sur la liberté, sur l’amour humain, nous ne devons jamais baisser les bras pour présenter la vérité sur l’institution de la famille», a-t-il poursuivi. Malheureusement, «le nombre des séparations et des divorces, qui rompent l’unité familiale et créent de nombreux problèmes pour les enfants, victimes innocentes de ces situations, croît». «La stabilité de la famille est aujourd’hui mise à mal. Pour la sauvegarder, il convient souvent d’aller à contre-courant de la culture dominante et ceci demande la patience, des efforts, des sacrifices et la recherche incessante de la compréhension mutuelle».

Puis le pape a insisté sur «le respect dû à l’embryon humain, qui devrait toujours naître d’un acte d’amour et être traité comme une personne». Les progrès de la science et de la technique en bioéthique «se transforment en menace quand l’homme perd le sens de ses limites et, en pratique, prétend se substituer à Dieu», a fermement rappelé Benoît XVI.

Enfin, le pape s’est félicité que nombreux sont ceux qui, et «particulièrement parmi les jeunes», en viennent «à redécouvrir les valeurs de la chasteté, qui apparaît de plus en plus comme la garantie de l’amour authentique».

Lutter contre «l’hiver démographique»

«Le moment historique que nous sommes en train de vivre incite les familles chrétiennes à témoigner avec courage et cohérence du fait que la procréation est le fruit de l’amour». Ce qui ne manquera pas «de stimuler» les législateurs et aidera à lutter contre «l’hiver démographique» et le vieillissement de la population, a conclu Benoît XVI en invitant toutes les communautés diocésaines à participer à la 5e Journée mondiale de la famille à Valence (Espagne) du 1er au à juillet 2006, à laquelle il mettra le point final.

C’est la seconde fois en deux jours que Benoît XVI était amené à aborder le thème de la famille. Il a ainsi invité à dépasser la «conception privée de l’amour», le 11 mai 2006, en recevant les participants au congrès sur ’l’héritage de Jean Paul II sur le mariage et la famille : aimer l’amour humain’, organisé par l’Institut pontifical Jean Paul II.

«La communion de vie et d’amour qu’est le mariage se présente ainsi comme un authentique bien pour la société», avait-il alors rappelé. «Eviter la confusion avec les autres types d’unions fondées sur un amour fragile se révèle aujourd’hui d’une urgence spéciale». Pour lui, en effet, «seul le rocher de l’amour total et irrévocable entre un homme et une femme est capable de fonder la construction d’une société qui devienne une maison pour tous les hommes». (apic/imedia/hy/vb)

14 mai 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 3  min.
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