Une fonction religieuse particulière de pont

Rome : Benoît XVI reçoit les membres du collège germanique ’Sainte-Marie de l’Ame’

Rome, 12 mai 2006 (Apic) L’Institut Santa Maria dell’Anima, qui fête ses 600 ans, a «une fonction religieuse particulière de pont», a estimé Benoît XVI, recevant 71 membres du collège germanique de Rome, dans la matinée du 12 mai. Le pape s’est réjoui du fait que «cette institution (.) à la fois allemande et romaine donne à ses élèves et à ses hôtes» un «amour particulier» pour le Saint-Siège.

Recevant dans la salle Clémentine du palais apostolique les membres de ce collège allemand, où le cardinal Joseph Ratzinger avait repéré son futur secrétaire particulier, Mgr Georg Gaenswein, Benoît XVI a rappelé les origines de cet institut. C’est le pape Innocent VII qui le fonda en 1406 par la Bulle Piae postulatio. C’est ce 600e anniversaire qui «vous conduit aujourd’hui dans la maison du pape», a-t-il ajouté, accueillant chaleureusement ses concitoyens ainsi que le recteur de l’Institut, les remerciant de «leur confiance» dans le successeur de Pierre.

«L’Institut fut et reste la maison des catholiques germanophones à Rome, qui visitent la ville éternelle et, surtout, pour un bon nombre d’entre eux qui sont des chrétiens de langue allemande, qui vivent et travaillent ici», a souligné le pape, dans son discours en allemand. «De même le nom Anima désigne le collège de prêtres, qui étudient dans les universités pontificales ou travaillent à la curie romaine au service de l’Eglise universelle», a-t-il ajouté.

Pour Benoît XVI, depuis la refondation de ce collège par Pie IX, en 1859, l’institut revêt «une fonction religieuse particulière de pont». «Les prêtres et les séminaristes qui habitent à l’Anima peuvent découvrir la grandeur et la beauté de l’Eglise universelle, vivre sa catholicité et trouver le goût pour la romanitas Ecclesiae» (l’Eglise de Rome, ndlr), a-t-il expliqué. Il a aussi exprimé sa «confiance dans le fait que la conduite de cette institution à la fois allemande et romaine donne à ses élèves et à ses hôtes un amour particulier pour les successeurs de l’apôtre Pierre et pour le Saint-Siège».

La patrie de la communauté germanophone de Rome

Le pape a également parlé de l’église dépendante du séminaire, située au coeur de Rome. «La communauté germanophone de Rome a trouvé sa patrie» dans cette église, a-t-il estimé. Cardinal, il y venait régulièrement célébrer la messe. «Elle donne la possibilité aux catholiques des pays de langue allemande de prier, de chanter et de recevoir les sacrements dans leur propre langue», s’est-il réjoui. Il a aussi demandé «aux prêtres et responsables» de cette église, que «la vie sacramentelle dans la communauté de l’Anima soit leur priorité parmi toutes leurs activités». Afin que les catholiques germanophones à Rome puissent y trouver leur «patrie spirituelle».

Dans son discours, Benoît XVI a aussi expliqué le sens du titre ’de l’Anima’ – de l’âme – donné à la Vierge. Pour lui, le nom ’Sainte-Marie de l’Ame’ indique «la Mère des Ames» qui veille sur celles des pèlerins à Rome ainsi que sur celles des défunts.

Auparavant, le pape avait reçu en audience le duc Franz de Bavière, accompagné de 43 personnes. Une visite privée qui n’avait pas été au préalablement annoncé dans l’agenda officiel du pape. Le prince Franz de Bavière, duc de Bavière, duc de Franconie et de Souabe, comte-électeur du Rhin, est né à Munich en 1933. Il fait partie de la branche des ducs de Bavière et a rang d’altesse royale. (apic/imedia/ar/bb)

12 mai 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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