Le point avec le cardinal polonais Zenon Grocholewski
Rome: Benoît XVI s’inscrit dans la continuité de son prédécesseur
Rome, 20 avril 2006 (Apic) Un an après la mort de Jean Paul II, son souvenir reste vif, et les premiers bilans du pontificat de Benoît XVI, élu à sa suite le 19 avril 2005, se multiplient. Le sentiment du cardinal polonais Zenon Grocholewski, préfet de la Congrégation pour l’éducation catholique.
Q.: Voyez-vous une continuité entre les deux pontificats ?
Cardinal Grocholewski: Oui, la continuité avec Benoît XVI est très claire. Les deux papes ont le même esprit. Benoît XVI cite très souvent Jean Paul II, il en parle, il le mentionne. Souvent, les applaudissements retentissent à son nom. Je pense que cela est très beau. Il y a une grande continuité, d’autant plus que le cardinal Ratzinger était l’un des principaux collaborateurs de Jean Paul II.
Q.: En un an, quelles ont été les nouveautés apportées par Benoît XVI ?
Cardinal Grocholewski: Chaque pape doit rester lui-même. Benoît XVI ne peut pas faire qu’imiter son prédécesseur. Quand Jean Paul II est devenu pape, il avait 20 ans de moins que lui, donc il pouvait plus se déplacer et voyager. C’était un sportif d’une grande force. L’actuel pape manifeste aussi beaucoup de vigueur pour son âge et beaucoup de sérénité dans sa façon de parler. Il s’agit d’un personnage un peu différent, mais la ligne est la même, tout comme l’amour et la doctrine sont les mêmes que ceux de son prédécesseur.
Q.: Voyez-vous plus de collégialité avec ce pape, manifestée notamment dans la réunion des cardinaux du 23 mars dernier ?
Cardinal Grocholewski: Jean Paul II faisait aussi ces consistoires. Mais il est vrai que le pape actuel fera peut-être plus souvent ces réunions avec le collège cardinalice pour demander des conseils ou des opinions. Tel est l’objectif des consistoires. Les cardinaux sont les principaux collaborateurs du pape, donc il est normal que le pape fasse appel à leur aide. (apic/imedia/ar/pr)




