400 professeurs de 26 pays européens en audience
Rome: Benoît XVI souhaite relancer l’étude de la philosophie dans les universités
Rome, 8 juin 2008 (Apic) Benoît XVI a affirmé «l’urgence de relancer l’étude de la philosophie dans les universités et dans les écoles», en recevant, le 7 juin 2008 au Vatican, les participants au 6e symposium européen des professeurs d’université réunis à Rome (5-8 juin). Le pape a aussi souhaité que «la crise de la modernité» ne soit pas synonyme du «déclin de la philosophie».
Devant quelque 400 professeurs d’université provenant de 26 pays européens, Benoît XVI a évoqué «l’urgence de relancer l’étude de la philosophie dans les universités et dans les écoles». «Je voudrais adresser aux professeurs de philosophie, une invitation particulière à poursuivre avec confiance la recherche philosophique, en investissant des énergies intellectuelles et en impliquant les nouvelles générations à un tel engagement», a ajouté le pape.
«La crise de la modernité n’est pas synonyme de déclin de la philosophie ; au contraire, la philosophie doit s’engager dans un nouveau parcours de recherche pour comprendre la nature véritable d’une telle crise, et déterminer des perspectives nouvelles vers lesquelles s’orienter», a continué le pape. «La modernité, si elle est bien comprise, révèle une question anthropologique qui se présente de manière beaucoup plus complexe et articulée que cela ne s’est produit dans les réflexions philosophiques des derniers siècles, surtout en Europe».
Pour Benoît XVI, «sans diminuer les tentatives accomplies, il reste encore beaucoup à rechercher et à comprendre».
«Depuis le début de mon pontificat j’ai écouté avec attention les requêtes qui me viennent des hommes et des femmes de notre temps, et à la lumière de telles attentes, j’ai voulu offrir une proposition de recherches qui, il me semble, pourrait susciter un intérêt pour la relance de la philosophie et de son rôle irremplaçable à l’intérieur du monde académique et culturel».
Pour Benoît XVI, «le nouveau dialogue entre foi et raison, aujourd’hui demandé, ne peut se passer de la manière et dans les termes dans lesquels il s’est déroulé par le passé». «Celui-ci, s’il ne veut pas se réduire à un exercice intellectuel stérile, doit partir de la situation actuelle concrète de l’homme, et sur celle-ci, développer une réflexion qui en accueille la vérité ontologique et métaphysique».
«Avant tout, il est nécessaire de promouvoir des centres académiques de haut profil, où la philosophie puisse dialoguer avec les autres disciplines, en particulier avec la théologie, favorisant de nouvelles synthèses culturelles aptes à orienter le chemin de la société», a enfin estimé le pape. (apic/imedia/ms/pr)



