Excédentaire pour la huitième année consécutive
Rome: Bilan 2000 des comptes du Saint-Siège et de la Cité du Vatican.
Rome, 6 juillet 2001 (APIC) Le bilan financier 2000 du Saint-Siège est excédentaire pour la huitième année consécutive. C’est ce qui apparaît dans le rapport présenté le 6 juillet 2001 à la presse par le président des Affaires économiques du Saint-Siège, le cardinal Sergio Sebastiani, qui précise que le bénéfice enregistré est de 8,5 millions de dollars soit 9,15 millions d’euros. Ce bilan fait apparaître une augmentation de bénéfice d’environ 70% par rapport à 1999 dont le bénéfice était de 5 millions de dollars. Le bilan, positif, de la cité du Vatican – bénéfice de 22.4 millions de dollars – et la situation de «l’Obole de Saint-Pierre»-63,6 millions de dollars -, constitué par les offrandes des fidèles, ont par ailleurs été présentés.
Bien que le Saint-Siège ait donc dépensé 26,9 millions de dollars de plus par rapport à l’année 1999, notamment à cause du jubilé, par l’augmentation du personnel et du fonctionnement des moyens de communication, les recettes ont augmenté de 30,75 millions de dollars (33 millions d’euros).
Le premier des quatre secteurs d’activités du Saint-Siège est celui de l’»Activité institutionnelle», qui comprend aussi bien le fonctionnement de la Curie romaine que celui de la Secrétairerie d’Etat, des Congrégations, des Conseils pontificaux, etc. Son déficit a été de 27,7 millions de dollars (29,8 millions d’euros). Ce secteur, par sa nature même, est toujours en déficit, celui-ci est plus important cette année en raison des dépenses causées par le Jubilé. Le cardinal Sergio Sebastiani n’a, par ailleurs, pas hésité à faire part de son propre salaire qui se monte a 4,5 millions de lire (3’600 francs) ou 2324 euros (sans loyer ni impôts). Il a affirmé ignorer le montant du salaire de Jean Paul II.
Bons placements
Le second secteur, celui de l’activité financière du Saint-Siège, affiche en revanche un bilan très positif, notamment parce que, d’après le cardinal Sebastiani, ceux qui gèrent les biens du Saint-Siège ont su «saisir les moments les plus opportuns et ne pas tomber dans les pièges de la `new economy’» pour leurs placements financiers. De plus, le cours du dollar a été favorable aux investissements. Ces placements se font toujours, a affirmé le cardinal, dans des «fonds éthiques», et non pas dans des entreprises d’armements ou certains laboratoires pharmaceutiques, aussi rentables soient-ils. Le bénéfice net est de 60 millions de dollars (64,6millions d’euros) , en hausse de plus de 40% par rapport 1999.
Le profit du troisième secteur, celui de l’activité immobilière, est en hausse de 50% par rapport à 1999 en raison des moindres dépenses de réparations et de manutentions, effectuées avant l’année du Jubilé. Il se monte à 14.3 millions de dollars (15,4 millions d’euros). Les revenus ont été de 39,3 millions de dollars (42,2 millions d’euros) et les dépenses de 24,9 millions de dollars (26,8 millions d’euros).
Enfin, le quatrième secteur, celui des médias du Saint-Siège, affiche quant à lui un déficit de 18,1 millions de dollars soit 19,5 millions d’euros (revenus de 20,8 millions de dollars, soit 22, 3 millions d’euros, pour des coûts de 38,9 millions de dollars, soit 41,8 millions d’euros). Les postes les plus lourds étant ceux de l’»Osservatore Romano» et de Radio Vatican, en raison des engagements importants de l’année du Jubilé. Radio Vatican a ainsi émis 24’000 heures en 2000, et en 60 langues. Le Centre de télévision du Vatican a, par contre, équilibré son budget.
Enfin, un dernier poste concernant des dépenses et des recettes diverses présente un déficit de 20 millions de dollars (21,7 millions d’euros) dont 14,4 millions de dollars (15,5 millions d’euros) sont liés à la nécessité de faire front au paiement des pensions de ceux qui ont quitté le Vatican avant 1993.
Le tour du monde des comptes
Présenté au pape et au Conseil des cardinaux pour l’étude des problèmes organisatifs et économiques du Saint-Siège le 22 juin, ce bilan doit être à présent envoyé à tous les évêques et à tous les Supérieurs majeurs des Instituts Religieux du monde. Ce sont eux en effet qui sont la source de revenus la plus importante pour le Saint-Siège, surtout depuis une réunion à ce sujet de tous les présidents des conférences épiscopales, au Vatican, en avril 1991.
Interrogé sur la prochaine adoption de l’euro par le Saint-Siège, la cardinal Sebastiani a rappelé qu’une convention a été signée avec l’Italie de manière à ce qu’elle serve d’intermédiaire pour permettre au Vatican d’entrer, en même tant que les autres, dans la zone Euro. Les chiffres du bilan n’ont cependant pas encore été présentés en Euro.
Le 6 juillet a, par ailleurs été présenté, le bilan de la Cité du Vatican qui présente un bénéfice net de 22,4 millions de dollars (24,1 millions d’euros), supérieur à celui de 1999 car le coût des grands travaux, tels la construction d’un parking sous le Vatican ou la rénovations des monuments a été calculé dans le bilan précédent.
Enfin, au cours de l’année 2000, 63,6 millions de dollars ont été recueillis dans le monde entier pour le denier de saint Pierre. Ces fonds, à disposition du pape, sont destinés aux populations et aux diocèses en difficultés (catastrophes naturelles, situations de guerre, de famine). (apic/imed/pr)




