Les catholiques entrent en période de Carême
Rome: Célébration des Cendres dans la basilique Saint-Pierre
Rome, 25 janvier 2004 (Apic) Le pape Jean Paul II a ouvert la période du carême le 25 février 2004 dans la basilique Saint-Pierre, par la traditionnelle cérémonie de l’imposition des cendres, ouvrant le Carême, la période de quarante jours d’abstinence et de privation pour les chrétiens, avant la semaine sainte et la fête de Pâques.
Plus de 6’000 pèlerins se sont réunis dans la basilique pour une célébration de la parole présidée par le pape. Cette cérémonie du premier des 40 jours précédant la fête de Pâques, considérée comme une audience par la préfecture de la maison pontificale, cette cérémonie, a été célébrée de façon solennelle, en présence de l’ensemble des cardinaux de la curie et du choeur de la chapelle Sixtine.
Le cardinal secrétaire d’Etat, Angelo Sodano, a signé le front du pape avec une pincée de cendre en lui rappelant, selon l’ancienne formule biblique, qu’il n’était que poussière et qu’il redeviendrait un jour poussière.
Le pape a fait de même sur le front du cardinal Sodano, d’une douzaine de cardinaux, de nombreux évêques, prélats et fidèles, jeunes et enfants, ainsi que sur le front de son secrétaire personnel, Mgr Stanislaw Dziwisz et de son médecin, Renato Buzzonetti.
Au cours de son homélie, Jean Paul II a expliqué que l’imposition des cendres sur la tête des fidèles était «un geste pénitentiel austère, particulièrement cher à la tradition chrétienne. Il souligne la conscience de l’homme pécheur face à la majesté et à la sainteté de Dieu. Dans le même temps, il manifeste la disponibilité à accueillir et à traduire en gestes concrets l’adhésion au Christ».
Le pape a invité les participants à la cérémonie à «entrer dans le carême avec une attitude d’écoute et de sincère conversion. Les gestes extérieurs de pénitence ont une valeur, a-t-il précisé, s’ils sont l’expression d’une attitude intérieure, s’ils manifestent la volonté de s’éloigner du mal et de parcourir la voie du bien».
L’importance de la solidarité
Les «moyens» indiqués par l’Eglise pour parcourir cette voie sont «l’adhésion à la volonté de Dieu, accompagnée de la prière incessante», a précisé le pape, mais aussi «l’abstinence, le jeûne, la mortification et encore la renonciation à des biens légitimes et les gestes concrets d’accueil du prochain».
Concernant les gestes d’accueil, le pape a particulièrement souligné l’importance de la solidarité envers les enfants, reprenant ainsi le thème principal de son message pour le carême 2004.
A la fin de l’homélie, les cardinaux, de très nombreux prélats et quelques laïcs se sont avancés vers le pape, assis devant l’autel de la Confession et revêtu d’ornements violets, afin de revoir la pincée de cendre alors que le même geste était répété par des dizaines de prêtres sur la tête des fidèles, en divers points de la basilique.
Enfin, comme au terme de chaque audience du mercredi, Jean Paul II a béni de très nombreux fidèles venus le saluer, ainsi que des personnes handicapées et des jeunes mariés de l’année. (apic/imedia/pr)



