D’autres béatifications sont attendues le 20 novembre

Rome: Charles de Foucauld et deux religieuses italiennes seront béatifiés le 13 novembre

Rome, 8 novembre 2005 (Apic) Le prêtre français Charles de Foucauld et deux religieuses italiennes de la première moitié du 20e siècle, Maria Pia Mastena et Maria Crocifissa Curcio, seront béatifiés le 13 novembre 2005 dans la basilique Saint-Pierre au Vatican, à 9h30.

Le cardinal José Saraiva Martins, préfet de la Congrégation pour les causes des saints, présidera la messe de béatification au terme de laquelle Benoît XVI viendra vénérer les reliques des trois nouveaux bienheureux.

Né à Strasbourg (France) le 15 septembre 1858, Charles de Foucauld, est orphelin dès l’âge de six ans. En 1876, il entre à l’Ecole militaire de Saint-Cyr et devient sous-lieutenant de cavalerie, menant une vie assez désordonnée. Après des opérations militaires dans l’ouest de l’Algérie, il démissionne de l’armée en 1882 et entreprend un voyage d’exploration géographique dans le Maroc, ainsi que au sud de l’Algérie et de la Tunisie. Charles redécouvre la foi en 1886, à Paris, et entreprend un pèlerinage en Terre Sainte. Devenu moine trappiste en 1890, il séjourne au monastère français de Notre-Dame-des-Neiges, dans l’Ardèche, puis dans une Trappe de Syrie qu’il quittera en février 1897.

Décidé à imiter le Christ, Charles de Foucauld vit trois ans en ermite à Nazareth avant d’être ordonné prêtre pour le diocèse de Viviers (France) le 9 juin 1901. Il part ensuite s’installer à Beni-Abbès, aux confins algéro-marocains, puis dans le sud algérien. Il se fixe ainsi en 1905 à Tamanrasset, dans le Hoggar, au pays des Touaregs, se faisant ainsi proche d’eux. C’est là qu’il meurt, victime d’un coup de feu, le 1er décembre 1916. Charles de Foucauld n’a pas spécifiquement fondé de congrégation, mais sa famille spirituelle comprend aujourd’hui près de 15’000 membres répartis en 11 instituts religieux, 2 instituts séculiers et 6 associations de fidèles.

Sa béatification devait avoir lieu initialement le 15 mai dernier, jour de la fête de la Pentecôte, mais cette célébration avait été reportée après la mort de Jean Paul II. C’est ce dernier qui avait reconnu, le 20 décembre 2004, le miracle nécessaire à la béatification du frère Charles de Jésus : la guérison d’un cancer des os d’une Italienne de la région de Milan.

Avec deux religieuses

Outre «le petit frère universel», deux religieuses appartenant à des congrégations italiennes seront béatifiées lors de la cérémonie du 13 novembre prochain au Vatican. La première, Maria Pia Mastena (1881-1951) est la fondatrice et la première supérieure de la congrégation enseignante et hospitalière des religieuses de la sainte Face. Née près de Vérone (Italie) en décembre 1881, elle entre à 20 ans chez les soeurs de la Miséricorde. Elle effectue de longues années, le travail d’enseignante à l’école élémentaire. Puis, en 1927, à sa demande, elle fait l’expérience de sept mois de vie cloîtrée.

Reprenant son travail d’enseignante, la religieuse ouvre une crèche et une cantine gratuite pour les enfants pauvres, rassemblant dans le même temps des aspirantes en vue de fonder une nouvelle congrégation. Le 8 décembre 1936 naît ainsi l’Institut des soeurs de la sainte Face, visant à soutenir les besoins des paroisses, des écoles et des malades. Elle meurt à l’improviste, à Rome, le 28 juin 1951. Comme Charles de Foucauld, Maria Pia Mastena devait être initialement béatifiée le 15 mai 2005. Jean Paul II lui avait reconnu un miracle le 22 juin 2004.

La seconde religieuse à être béatifiée, la soeur Maria Crocifissa Curcio (1877-1957), a créé, près de Rome, la congrégation des carmélites missionnaires de sainte Thérèse de l’enfant Jésus. Maria Crocifissa Curcio naît le 30 janvier 1877, en Sicile. Très attachée à la Vierge du Mont-Carmel, elle réussit dès l’âge de 13 ans, non sans mal, à entrer dans le tiers ordre carmélitain. Après une première expérience de vie commune avec d’autres compagnes du tiers-ordre, elle dirige une maison d’accueil et d’assistance pour les orphelines et les jeunes filles pauvres.

Venue à Rome pour la canonisation de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, le 17 mai 1925, elle visite Santa Marinella, près de la capitale italienne, où elle sent le désir de fonder une institution pour venir en aide aux populations les plus pauvres. Elle s’y installe la même année avec quelques compagnes, mais c’est en 1930 que son voeu s’exauce avec la reconnaissance de la congrégation des carmélites missionnaires de sainte Thérèse de l’enfant Jésus. Les soeurs viennent en aide aux familles et aux femmes en difficulté, aux enfants et aux personnes âgées. Morte le 4 juillet 1957, Maria Crocifissa Curcio s’est vue reconnaître un miracle par Jean-Paul II le 20 décembre 2004. Sa béatification devait être initialement célébrée le 24 avril dernier par le pape polonais.

Le 20 novembre prochain, au sanctuaire de Guadalajara (Mexique), aura lieu la béatification des serviteurs de Dieu Anacleto Gonzales Flores et de ses 8 compagnons, Giuseppe Trinità Rangel, Andrea Solá Molist, Leonardo Pérez et Dario Acosta Zurita. Après ces célébrations, 31 nouveaux bienheureux auront été proclamés depuis le début du pontificat de Benoît XVI. Le 23 octobre 2005, ce dernier a présidé les cinq premières canonisations de son pontificat. (apic/imedia/ami/pr)

8 novembre 2005 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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