En présence de nombreuses têtes couronnées
Rome: Cinq servants de Dieu rejoindront le collège des 1337 bienheureux
Rome, 1er octobre 2004 (Apic) Le pape Jean Paul II présidera dimanche 3 octobre la cérémonie de béatification des cinq servants de Dieu. Il béatifiera les Français Pierre Vigne (1670-1740) et Joseph-Marie Cassant (1878-1903), l’Allemande Anne Catherine Emmerick (1774-1824), l’Italienne Marie Ludovique de Angelis (1880-1962), et l’Autrichien Charles d’Autriche (1887-1922), portant ainsi le nombre de bienheureux à 1342.
«La centralité du mystère eucharistique se manifeste dans la vie des cinq nouveaux bienheureux, comme source de la charité et de la mission de l’Eglise. Leur témoignage est un envoi pour tous les fidèles à commencer avec joie et engagement l’Année de l’Eucharistie», peut-on lire dans un communiqué du Saint-Siège.
Le pape ouvrira l’année de l’Eucharistie dans l’après-midi du 17 octobre, par une messe suivie d’une adoration du Saint-Sacrement dans la basilique Saint-Pierre.
Pierre Vigne (1670-1740), prêtre du diocèse de Viviers, fut pendant plus de trente ans «missionnaire itinérant», sillonnant inlassablement les chemins du Vivarais et du Dauphiné à pied ou à cheval. Il prêchait, visitait les malades, catéchisait les enfants et administrait les sacrements. Il fonda en 1715 la Congrégation des soeurs du Saint-Sacrement, leur confiant la tâche d’enseignantes. Soucieux d’instruire les enfants, il ouvrit également des écoles.
Joseph-Marie Cassant (1878-1903), dans le siècle Pierre Joseph Cassant, fut prêtre trappiste (de l’ordre cistercien réformé) du diocèse de Toulouse. La devise de ce jeune homme fragile qui mourut de tuberculose à l’âge de 25 ans, soit huit mois après son ordination sacerdotale, était «tout pour Jésus, tout par Marie». «Dépourvu de mémoire et de brillance, il se révèle intelligent et profond, tenace et méthodique», avait écrit à son sujet soeur Marie-Pierre Faure, une enseignante, soulignant aussi qu’il gagnait toujours l’affection de son entourage. «Il est pour les petits et les humbles un entraîneur magnifique», peut-on également lire dans la biographie officielle diffusée par le Vatican.
Prix pour Jean Paul II
La vie de Maria Ludovica De Angelis (1880-1962), une religieuse italienne de la Congrégation des filles du Seigneur de la miséricorde, fut marquée par la devise «fais le bien à tous» qu’elle répétait inlassablement. Elle fut administratrice de l’hôpital pédiatrique de La Plata, en Argentine, auquel elle se dédia pendant plus de 50 ans. Après sa mort, à l’âge de 82 ans, l’hôpital fut renommé l’hôpital «Supérieure Ludovica».
Les notes du journal du poète romantique Brentano ont rendu célèbre dans le monde entier la mystique allemande Anne Catherine Emmerick (1774- 1824). Mel Gibson s’est inspiré de ses visions pour réaliser son film «La Passion». Morte le 8 février 1824, la bienheureuse a été enterrée dans la crypte de l’église Sainte-Croix à Dülmen, devenue très vite lieu de pèlerinage.
De nombreuses têtes couronnées seront présentes à l’occasion de la béatification de l’empereur d’Autriche et roi de Hongrie, Charles d’Autriche (1887-1922). Il mourut en exil à Madère, dans la misère.
La veille de la cérémonie de béatification, le 2 octobre 2004, Jean Paul II recevra le «Prix international du courage politique», créé il y a 25 ans par la revue française Politique internationale. Ce prix sera remis au souverain pontife, en partenariat avec l’Association de politique étrangère de la Sorbonne et la chaîne de télévision française KTO. (apic/imedia/ar/pr)



