177 orateurs de 35 pays sont intervenus
Rome: Clôture du Congrès international de mariologie
Rome, 24 septembre 2000 (APIC) Le pape Jean Paul II a conclu personnellement le 24 septembre, par une messe solennelle sur la place Saint-Pierre, les travaux du congrès international de mariologie qui se tient à Rome du 15 au 24 septembre, au sanctuaire du «Divin Amour», récemment rénové dans la périphérie de la ville.
177 orateurs de 35 pays ont été invités à intervenir lors de tables rondes et sessions linguistiques au cours de cette semaine, sur le thème «Marie et le mystère de la Trinité». Lui-même mariologue, membre associé de l’Académie pontificale mariale internationale, Mgr Arthur Burton Calkins, américain, est intervenu dans l’après-midi du 21 septembre sur «les relations du Coeur de Marie avec les personnes de la Trinité selon Jean Paul II».
«Habituellement, lors des congrès de mariologie, on étudie les questions liées à la Vierge sur des périodes historiques précises, explique Mgr Calkins. Mais en l’honneur du jubilé, le pape a voulu que l’on parle cette fois du lien entre la Vierge et ’le mystère de la Trinité’, à laquelle il consacre lui-même une grande partie de ses catéchèses hebdomadaires».
«Autrefois, on distinguait les congrès ’marials’, qui étaient l’occasion de dévotions plutôt populaires, et les congrès de ’mariologie», réservés aux théologiens», poursuit Mgr Calkins. «Les congrès «marials» sont nés au début du XXème siècle à Lourdes, tandis que les congrès de mariologie sont nés en 1950, à l’occasion du jubilé. Depuis, il a été décidé de réunir ces deux types de congrès en un seul».
En 1959, l’organisation de ces congrès tous les quatre ans environ – est confiée à l’Académie pontificale mariale internationale. Celle-ci, née après la seconde guerre mondiale, grâce au franciscain croate Carlo Balic, a été reconnue par Jean XXIII comme «pontificale» en 1959. Depuis, elle est disponible pour offrir au Saint-Siège sa collaboration sur les questions qui concernent la Vierge.
«Déjà en 1950, Carlo Balic avait été consulté au moment de la promulgation du dogme de l’Assomption par Pie XII, indique Mgr Calkins. Aujourd’hui, l’Académie est le lieu de débats à propos de l’éventuelle proclamation d’un nouveau dogme : celui de ’Marie co-rédemptrice’. Personnellement, j’y suis très favorable. La doctrine de la Vierge ’co-rédemptrice’ fait partie du magistère ordinaire de l’Eglise. En effet, la Vierge était présente au moment de la crucifixion et elle a donné son consentement au sacrifice du Christ, comme l’a rappelé le Concile Vatican II. Elle a ainsi offert son Fils au Père, et elle s’est offerte elle-même en union avec lui. Bien sûr, le salut de l’humanité aurait été possible sans elle. Mais on constate que, de la même façon que Eve a contribué à la chute de l’humanité, Marie, «nouvelle Eve», a collaboré à son salut».
Une notion «préconciliaire», à oublier
Pour Mgr Calkins toutefois, «il faut que le terrain soit bien préparé pour pouvoir proclamer un tel dogme et ce n’est pas encore le cas aujourd’hui». «Beaucoup de théologiens y sont opposés, souligne-t-il. Ils considèrent que c’est une notion ’préconciliaire’, à oublier. Pourtant, le pape a lui-même utilisé cette expression à plusieurs reprises».
«Les congrès de mariologie sont donc l’occasion pour les spécialistes d’échanger les fruits de leur travaux, et de discuter sur leurs conclusions personnelles, conclut Mgr Calkins. Par exemple, on entend aussi parler de l’éventualité de la proclamation de Saint Louis-Marie Grignon de Monfort ’docteur de l’Eglise’, précisément pour ses écrits sur la Vierge». D’après Mgr Calkins, «le travail est en cours» en vue de cette proclamation. «Sa cause n’est pas encore étudiée au niveau de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, mais elle a reçu le feu vert de ce côté-là, assure-t-il. Certains espéraient que cela aurait pu être prêt pour le jubilé. Cela n’a pas été le cas, mais l’intérêt qui y est porté est indéniable». (apic/imedia/be)



