Les JMJ: une expérience de découverte de Jésus-Christ
Rome: Clôture officielle des JMJ de Toronto: rencontre avec le Père Thomas Rosica
Propos recueillis par Antoine Soubrier, correspondant de l’Apic à Rome
Rome, 11 avril 2003 (Apic) Le Père Thomas Rosica, organisateur des Journées mondiales de la Jeunesse de Toronto en 2002, est présent à Rome pour le lancement de la prochaine édition qui aura lieu en 2005 à Cologne. Il demande aux Allemands de ne pas répondre à des problèmes théologiques ou ecclésiaux, mais de proposer aux jeunes «une expérience de conversion et de découverte de Jésus-Christ».
Près de 30’000 jeunes se trouvent actuellement à Rome en compagnie du pape pour clore les JMJ de Toronto et lancer celles de Cologne, les 18e du genre depuis 1984. Au moment de passer la main, le Père Thomas Rosica a répondu aux questions de l’Apic.
Apic: Comment s’articulent ces trois jours organisés par le Conseil pontifical pour les laïcs?
Thomas Rosica: Le 10 avril, nous avons fait un dernier bilan des JMJ canadiennes, avec le cardinal Aloysius Ambrozic, archevêque de Toronto. Aujourd’hui, avec le cardinal Karl Lehmann, président de la Conférence épiscopale allemande et le cardinal Joachim Meisner, archevêque de Cologne, nous faisons le point avec l’Allemagne. Le dernier jour, nous essaierons de voir quelle pastorale l’Eglise veut aujourd’hui pour la jeunesse. Cette rencontre marque pour nous l’acte dernier d’une scène de spectacle sur laquelle le rideau tombera définitivement dimanche, avec la célébration des Rameaux et le passage de la croix des JMJ.
Apic: C’est donc la fin d’un grand moment pour vous .
TR: Je dirais plutôt le début! C’est maintenant qu’il va falloir travailler à diffuser les fruits des JMJ. La visite du pape continue d’ailleurs à faire parler d’elle. Nous avons encore deux jeunes qui répondent chaque jour aux centaines de milliers de coups de téléphone et de courriers électroniques qui nous sont parvenus après l’événement. Sur l’île de la Fraise, là où Jean Paul II s’est reposé quelques jours après son arrivée à Toronto, les religieux basiliens reçoivent également beaucoup de courrier. Il y a même des agences de voyage qui nous ont contacté pour savoir s’ils pouvaient organiser des pèlerinages sur l’île!
Apic: Sur quel point avez-vous insisté lors de votre bilan?
TR: Sur l’importance du pèlerinage de la croix des JMJ. Dès son arrivée chez nous, un an avant l’événement, il y a eu un renversement dans les médias canadiens et nord-américains. Plusieurs journaux nationaux laïcs ont publié des pages entières avec des photos de cette croix, ce qui aurait été auparavant impensable! Le jour de l’arrivée du pape, il y a eu une explosion dans les esprits et les lignes éditoriales ont complètement changé leurs points de vue. Je remettrai ces prochains jours au pape un album que nous avons fait avec une sélection de ces articles pour lui montrer que ça a été une vraie victoire de la presse!
Apic: Quel message voulez-vous laisser aux Allemands?
TR: Que les JMJ ne sont pas là pour répondre à des problèmes théologiques ou ecclésiaux. Elles doivent être fondamentalement une expérience de conversion et de découverte de Jésus-Christ pour les jeunes. C’est pourquoi j’insisterai sur le fait que dès le commencement de l’organisation, il faut impliquer les jeunes. C’est une leçon capitale que j’ai retenue au Canada. Les jeunes doivent s’approprier les JMJ. Nous ne devrions jamais faire pour les jeunes mais avec eux. Cela exige certainement une nouvelle manière de penser pour l’Eglise et en particulier au Vatican. Mais Jean Paul II l’a compris et je suis sûr que son exemple sera suivi. (apic/imedia/jv/bb)



