Les chrétiens doivent repartir de Dieu
Rome: Commentaire du Père Lombardi sur l’encyclique ’Spe Salvi’
Rome, 30 novembre 2007 (Apic) «Pour que les chrétiens apprennent à nouveau ce qu’ils ont à offrir au monde, ils doivent repartir de Dieu». C’est le commentaire que le Père Federico Lombardi, directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, a fait à l’occasion de la publication de la seconde Encyclique de Benoît XVI, Spe Salvi, le 30 novembre.
«En dédiant sa seconde Encyclique à l’espérance, Benoît XVI a abordé avec finesse l’un des problèmes les plus urgents et dramatiques de notre temps. Mais il ne s’attarde pas à une description facile de la désespérance diffuse dans le monde. Il affronte avec humilité et courage une longue série de questions difficiles pour confronter les interrogations et les doutes de l’homme contemporain avec les réponses de la foi», a ainsi expliqué le Père Lombardi dans un communiqué. «Le pape est convaincu que le refus de la foi et de l’espérance chrétienne – au fond le refus de Dieu – amènent en définitive l’homme à se perdre lui-même», a-t-il poursuivi.
Une perspective d’aide réciproque entre raison et foi
«Benoît XVI ne fait pas une critique purement négative. Il se pose encore une fois dans une perspective de dialogue, d’aide réciproque entre raison et foi», estime encore Federico Lombardi. «Nous avons beaucoup apprécié les mea culpa qui ont souvent raisonné dans les discours des papes précédents. Ici, nous avons probablement un mea culpa caractéristique de ce pontificat dans lequel les dimensions pastorale et culturelle s’unissent profondément», a conclu le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège.
Dans la deuxième Encyclique de son pontificat, Spe Salvi, publiée le 30 novembre, Benoît XVI a proposé une critique de «l’ambiguïté du progrès», de la volonté d’un «monde parfait», de la «révolution prolétarienne» de Karl Marx ou encore du «refus de la vie éternelle». Face aux «petites espérances» de la vie, le pape a présenté «la grande espérance» qu’est la foi en Dieu. Il a enfin donné quelques «lieux d’apprentissage» de cette «grande espérance» que sont la prière, l’action, la souffrance et le Jugement dernier. (apic/imedia/hy/bb)



