Rome: Commission mixte entre le Vatican et les évêques des Etats-Unis
Représentants chargés de réviser la «Charte» connus
Rome, 23 octobre 2002 (APIC) Le Saint-Siège a publié le 23 octobre la composition de la commission mixte entre le Vatican et les évêques des Etats-Unis, chargée de retravailler les «normes» et la «Charte» sur les cas d’abus sexuels commis par des clercs sur des mineurs.
Le Vatican avait rejeté vendredi 18 octobre la «Charte» adoptée en juin à Dallas par les évêques des Etats-Unis pour lutter contre la pédophilie dans l’Eglise. Dans sa réponse, le Vatican a qualifié le document des évêques des Etats-Unis de «vague» et d’»imprécis», avant d’annoncer la constitution d’une commission chargée de le réviser.
La commission devra rendre les travaux avant la prochaine assemblée des évêques des Etats-Unis qui se tiendra à Washington du 11 au 14 novembre. Elle est composée de quatre membres de la Curie romaine et de quatre évêques des Etats-Unis.
Du côté du Saint-Siège, la commission est constituée du cardinal Dario Castrillon Hoyos, préfet de la Congrégation pour le clergé, de Mgr Julian Herranz, président du Conseil pontifical pour les textes législatifs, de Mgr Tarcisio Bertone, secrétaire de la Congrégation pour la doctrine de la foi et de Mgr Francesco Monterisi, secrétaire de la Congrégation pour les évêques.
Les représentants des prélats des Etats-Unis sont le cardinal archevêque de Chicago, Francis Eugene George, l’archevêque de San Francisco, Mgr William Joseph Levada, l’évêque de Bridgeport, Mgr William Edward Lori et l’évêque de Rockford, Mgr Thomas George Doran. Ce dernier est un spécialiste du droit canon et a travaillé de nombreuses années à Rome au sein du tribunal de la Rote romaine.
Dans une lettre publiée le 18 octobre, le cardinal Giovanni Battista Re, préfet de la Congrégation pour les évêques avait répondu à la Conférence épiscopale des Etats-Unis en affirmant que la «Charte» et les «normes» avaient besoin d’être précisées et retravaillées d’un point de vue juridique de manière à ce qu’elles puissent être compatibles avec le droit canonique universel de l’Eglise. De son côté, Mgr Wilton Gregory, président de la Conférence épiscopale, n’avait pas caché son souhait d’obtenir des lois particulières pour les Etats-Unis. (apic/imedia/pr)



