Rome: Concert au Vatican à l’occasion des 80 ans de Jean Paul II.

Le pape évoque «le langage mystérieux et universel de la musique»

Rome, 19 mai 2000 (APIC) Jean Paul II a spécialement apprécié jeudi soir l’exécution de l’oratorio «La Création» de Joseph Haydn, interprêté par l’Orchestre et le Chœur philarmoniques de Londres en l’honneur de ses 80 ans. Le pape a également salué la communauté juive à l’issue du concert donné dans la salle Paul VI du Vatican.

Parmi les personnalités présentes lors de ce concert se trouvaient en effet plusieurs représentants de la communauté juive italienne, notamment le grand rabbin de Rome, Elio Toaff.

Gilbert Lévine a dirigé l’Orchestre et le Chœur philarmorniques de Londres. Ancien directeur de l’Orchestre philarmonique de Cracovie en Pologne, de 1987 à 1993, ce chef d’orchestre s’était déjà vu confier la direction du concert donné au Vatican en 1988 pour le 10ème anniversaire du pontificat de Jean Paul II. Il avait également dirigé le concert commémorant, le 7 avril 1994, toujours au Vatican, le 50ème anniversaire de la Shoah.

Prenant la parole après l’exécution de l’oratorio, le pape a évoqué en quelques mots la création du monde et de l’homme par Dieu, dont les paroles – en anglais – de l’oratorio de Haydn reprennent jour par jour le récit, en se référant au premier chapitre du livre de la Genèse.

Parlant de la «médiation du langage mystérieux et universel de la musique», Jean Paul II a remercié les musiciens et chanteurs d’avoir permis à l’assistance de faire «une expérience singulière de méditation spirituelle et esthétique sur le mystère de la création, qui fonde la certitude de notre origine commune».

L’oeuvre de Haydn a été précisément choisie comme une référence à un texte significatif tant pour les chrétiens que pour les juifs et les musulmans. «Que la réflexion sur notre origine commune contribue en outre à faire redécouvrir à chacun les liens profonds de fraternité. Des liens qui nous unissent profondément puisque nous sommes tous fils de l’unique Dieu, Créateur du ciel et de la terre», a commenté le pape. En souhaitant par ailleurs «qu’à notre époque également, l’attention à l’homme et à la nature soient toujours présents à travers l’art et la musique».

Après ces paroles de Jean Paul II, le choeur et l’orchestre ont entonné le chant traditionnel polonais des voeux d’anniversaire : «Sto Lat» ­ qu’il vive cent ans ! – , devant un pape agréablement surpris. Et qui n’a pas ménagé alors son contentement par des signes de remerciement aux chanteurs et musiciens. (apic/imed/ba)

19 mai 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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