Le Vatican veut lutter contre « les lobbies pro-euthanasie »
Rome : Congrès international organisé par l’Académie pontificale pour la vie
Rome, 21 février 2008 (Apic) Le congrès international organisé par l’Académie pontificale pour la vie les 25 et 26 février entend répondre «aux fortes pressions» qui, dans le monde, poussent à la légalisation de l’euthanasie, a indiqué jeudi Mgr Elio Sgreccia, président de l’Académie.
Mgr Sgreccia a justifié la convocation de ce troisième congrès sur la fin de vie : «aujourd’hui, ce nouveau colloque se justifie car l’euthanasie est entrée dans le champ législatif. Elle a été légalisée en Hollande, en Belgique, dans l’Oregon (Etats-Unis), et les pressions sont fortes pour poursuivre cette légalisation qui se fonde sur le droit à l’autodétermination du patient».
Le nombre élevé et inattendu de participants à ce congrès montre l’importance du sujet, a encore indiqué Mgr Sgreccia. «Il faut faire face aux pressions politiques et médiatiques». «Il faut définir les termes légitimes et illégitimes de la fin de la vie», a-t-il conclu.
Le patient au stade terminal de sa maladie «n’a pas seulement le droit de refuser l’acharnement thérapeutique, dans certains cas c’est un devoir. Dans tous les cas, renoncer à l’excès des traitements ne constitue pas en soi une forme d’euthanasie», a pour sa part expliqué Mgr Maurizio Calipari, théologien moral de l’Académie pontificale pour la vie et professeur de bioéthique à l’Institut Jean Paul II pour les études sur le mariage et la famille de l’Université pontificale du Latran. En effet, pour qu’il y ait euthanasie, «il faut avoir l’intention d’utiliser les moyens adéquats pour donner la mort de manière anticipée. Il ne faut pas confondre avec l’euthanasie le résultat indirect et non intentionnel qui peut découler de l’excès des thérapies».
Les 25 et 26 février, des spécialistes du monde entier interviendront sur cette thématique, à travers des réflexions scientifiques, anthropologiques, éthiques et déontologiques. (apic/imedia/hy/pr)



