L’Académie pontificale convoque des experts du monde entier

Rome: Congrès international sur les cellules souches en septembre

Rome, 20 août 2006 (Apic) L’Académie pontificale pour la vie organisera au Vatican, du 14 au 16 septembre 2006, un congrès international sur «l’avenir de la thérapie avec les cellules souches», prenant en compte ses «aspects scientifiques» et les «problèmes bioéthiques» posés.

Selon des informations recueillies par l’agence I.Media, partenaire de l’Apic à Rome, ce congrès est organisé avec la Fédération internationale des associations médicales catholiques (FIAMC), en collaboration avec la Fondation française «Jérôme Lejeune».

Le congrès, qui aura lieu en plein débat européen sur l’utilisation thérapeutique des cellules souches, rassemblera de nombreux experts internationaux venus d’Allemagne, d’Angleterre, d’Australie, d’Italie, des Etats-Unis ou du Portugal. Les participants pourraient être reçus en audience par Benoît XVI au cours de leur rencontre.

Après un historique du développement de la recherche sur les cellules souches, les communications traiteront des applications cliniques dans les différents domaines médicaux comme la cardiologie, la neurologie, l’hématologie, la médecine régénérative ou encore celui des maladies génétiques. Le dernier jour sera consacré aux questions éthiques à propos des cellules souches adultes et embryonnaires, notamment sur la production et l’utilisation de ces dernières. La conclusion traitera des enjeux économiques et politiques de la recherche sur ces cellules.

Le congrès, qui s’adresse aux physiciens, biologistes, scientifiques, chercheurs ou experts en bioéthique, peut également intéresser les juristes, managers, infirmiers, techniciens de laboratoire et étudiants. Il se déroulera à l’Institut d’études «Augustinianum» tout près de la place Saint-Pierre.

Les cellules souches ont pour caractéristiques, en général, de se reproduire longtemps à l’identique, sans se différencier, et d’être capables de donner naissance à des cellules de transition, à capacité limitée de prolifération, à l’origine de cellules hautement différenciées (nerveuses, musculaires, hématopoïétiques). On distingue les cellules souches embryonnaires humaines, qui nécessitent la destruction de l’embryon, et les cellules souches adultes, présentes dans de nombreux tissus humains. L’Eglise encourage la recherche sur ce deuxième type de cellules.

Un espoir pour des millions de malades

La thérapie régénératrice par cellules souches représente un espoir pour des millions de patients atteints de maladies ou de lésions dégénératives. La réparation des organes ou des tissus endommagés en utilisant des cellules souches pourrait répondre aux besoins de ces patients. Le débat se situe autour de l’utilisation ou non de cellules souches embryonnaires.

Le Conseil des ministres européen a récemment autorisé le financement de la recherche sur les cellules souches embryonnaires pour les sept années à venir, à hauteur de plus de 50 milliards d’euros. En France, en juillet dernier, un rapport commandé par le chef du gouvernement et intitulé «Cellules souches et choix éthique» a notamment recommandé la légalisation du clonage «thérapeutique», qu’il souhaite rebaptiser «transfert nucléaire», et l’autorisation par principe, et non plus par dérogation, de la recherche sur les cellules souches embryonnaires. La décision européenne et le rapport français ont entraîné de nombreuses réactions négatives de responsables catholiques. (apic/imedia/ami/pr)

20 août 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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