La réalité au-delà des statistiques

Rome: Congrès sur les vocations en Europe

Rome, 5 mai 1997 (APIC) «Nouvelles vocations pour une nouvelle Europe»: c’est le thème d’un congrès international qui a lieu à Rome du lundi 5 au samedi 10 mai. Deuxième rencontre continentale de ce type, après celle pour l’Amérique Latine qui s’est tenue au Brésil en 1994, il veut inviter à lire la réalité au-delà des chiffres qui manifestent la diminution du nombre des prêtres et des religieux en Europe, et proposer des lignes d’action pour le troisième millénaire.

Le congrès est organisé par l’Oeuvre pontificale des Vocations à l’initiative de trois dicastères, les Congrégations pour l’éducation catholique, pour la vie consacrée et pour les Eglises orientales. Il réunit en tout 250 délégués de 37 pays européens (sauf la Turquie) envoyés par les Conférences épiscopales, les Unions nationales de Supérieurs majeurs et la Conférence mondiale des Instituts séculiers.

Les chiffres

Les travaux du congrès s’appuieront sur un document publié le 30 octobre 1996, qui rassemble les données sur les vocations dans l’Eglise catholique en Europe entre 1985 et 1995. Selon ces statistiques, les prêtres, diocésains et religieux confondus, sont passés de 251’033 en 1978 à 217’275 en 1995, soit une diminution de 13,60 %, les religieux de 37’104 à 25’788 et les religieuses de 546’029 à 406’605, soit une diminution de 25,63 %.

Pourtant, ces chiffres, reflétant les décès, cachent une réalité tout à fait positive: l’augmentation des vocations. Les candidats à la prêtrise sont passés de 23’915 en 1978 à 30’662 en 1986, puis à 29’351 en 1995. Les ordinations ont augmenté de 37 %. Enfin, les diacres permanents ont le vent en poupe, passant de 1’133 à 6’600. A noter un autre chiffre global en progression: les catholiques du monde sont passés de 276 à 289 millions.

Un contexte nouveau

Il faut aussi tenir compte dans ces chiffres, des diversités suivant les pays, et en particulier la situation à part et inégale des pays de l’Est de l’Europe. La France, par exemple, revient au même niveau que ses voisins après avoir fourni des prêtres au monde entier pendant des décennies. Et les religieux et religieuses européens représentent encore presque la moitié de l’effectif mondial.

Les changements culturels en Europe sont à prendre sérieusement en considération, comme d’ailleurs les changements intervenus dans l’Eglise, avec la montée en flèche des différents mouvements et communautés nouvelles, viviers de vocations. Il faut donc «apprendre à lire» les chiffres avant de pouvoir tirer des indications sûres pour la pastorale des vocations, ce qui devrait faire l’objet d’un document final. (apic/cip/imed/ba)

6 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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