Rome: Conseil pontifical pour la santé: «la santé ne doit pas devenir une force néfaste».
Plus de 500 médecins, politiques et économistes du monde entier
Rome, 13 novembre 2001 (APIC) La 16ème Conférence internationale sur «la santé et le pouvoir», qui se déroulera au Vatican du 15 au 17 novembre, a pour objectif d’analyser le pouvoir du monde de la santé dans la société actuelle. Pour Mgr Javier Lozano Barragan, président du Conseil pontifical pour la santé, l’enjeu de la rencontre est d’éviter que ce pouvoir ne se transforme en «force néfaste».
Plus de 500 médecins, infirmiers, politiques et économistes du monde entier participeront à cette Conférence, présentée à la presse le 13 novembre 2001. Le lien entre l’économie et la santé, l’influence des professionnels de la santé sur le monde actuel, le rôle des industries pharmaceutiques et en particulier la question du brevet de certains traitements, seront quelques-uns des thèmes abordés durant les deux jours de débats.
Dans son intervention, Mgr Barragan a expliqué la «conception chrétienne» du pouvoir. «Quand la force est guidée par la vérité et se réalise dans l’amour, alors nous avons un vrai pouvoir», a-t-il affirmé, ajoutant que «dans le cas contraire, la force devient néfaste et destructrice».
Protéger et à garantir la santé pour tous
L’enjeu de cette conférence sera donc de se demander «comment faire pour que le monde actuel, avec ses merveilles technologiques et scientifiques spécialement dans le domaine de la santé, contribue à protéger et à garantir la santé pour tous», a déclaré le prélat. Il s’agit «de faire en sorte que ses ressources ne se transforment pas en forces néfastes qui nous détruisent». Mgr Barragan a alors fait allusion aux menaces d’un «terrorisme de guerre bactériologique». «A partir du moment où la technique est abandonnée à elle-même, elle détruit l’homme et détourne l’objectif des moyens mis à sa disposition», a-t-il expliqué.
Les participants à la Conférence seront reçus en audience par Jean Paul II, le 17 novembre. D’après Mgr José Redrado, secrétaire du Conseil pontifical pour la santé, le pape devrait «dénoncer», dans son discours, «le pouvoir abusif de l’économie sur le monde de la santé». (apic/imed/mk)



