Benoît XVI échange quelques mots avec Antonio Fazio

Rome: Dernière audience générale avant Noël

Rome, 21 décembre 2005 (Apic) Quelque 15’000 fidèles ont assisté mercredi à l’audience générale, la dernière avant Noël. Parmi eux, Antonio Fazio, le gouverneur démissionnaire de la Banque d’Italie après sa mise en cause dans un scandale financier.

Le pape a affronté le froid de la Place Saint-Pierre, coiffé d’un chapeau rouge bordé d’hermine, identique au camauro de Jean XXIII, se sont souvenus les pèlerins plus âgés.

Benoît XVI est arrivé à 12h45, avec un quart d’heure de retard sur l’horaire habituel. Contrairement à son habitude, il n’a pas commenté de psaume en reprenant la trame des catéchèses rédigées par Jean Paul II, mais a axé son discours sur la liturgie de la dernière semaine d’Avent. Le pape a aussi souhaité que tous saisissent «la valeur des traditions de Noël» pour les transmettre aux nouvelles générations.

Benoît XVI a également regretté, une nouvelle fois, «qu’une certaine culture moderne et consumériste tende à faire disparaître les symboles chrétiens de la célébration de Noël». Il a aussi exhorté les fidèles «à maintenir vif l’émerveillement intérieur dans l’attente fervente de la célébration désormais proche de la naissance du Sauveur».

A l’issue de l’audience, Benoît XVI a salué plusieurs évêques, parmi lesquels Mgr Christoph Pierre, nonce apostolique en Ouganda, avec lequel il s’est entretenu un moment. Un livre d’enluminures lui a été présenté, notamment par le cardinal Jean-Louis Tauran, archiviste et bibliothécaire du Vatican. Après avoir salué plusieurs handicapés, selon son habitude, le pape s’est rendu sur la gauche du parvis pour rencontrer quelques fidèles, acceptant de nombreux cadeaux de Noël. C’est aussi là qu’il a échangé quelques mots avec Antonio Fazio, accompagné de ses deux filles.

Catholique pratiquant, proche des mouvements conservateurs, Fazio, 69 ans, ardent défenseur de «l’italianité» des banques, a dû démissionner lundi, rattrapé par des soupçons de délit d’initié et d’abus de fonction. Ami de plusieurs prélats de la Curie, il a été longtemps soutenu par les milieux ecclésiastiques.

Le 8 septembre le quotidien du Vatican, l’»Osservatore Romano», avait dénoncé les «pressions lourdes et insistantes» et les attaques «opiniâtres» et «inopportunes» qui fondaient sur le Fazio, alors que sa démission était déjà demandée. (apic/imedia/ag/ar/pr)

21 décembre 2005 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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