Dialoguer ne signifie pas renoncer à ce que nous croyons
Rome: Derniers préparatifs pour la rencontre des grandes religions au Vatican
Rome, 26 septembre 1999 (APIC) Le Saint-Siège vit la dernière ligne droite des préparatifs de l’Assemblée interreligieuse qui aura lieu au Vatican du 24 au 28 octobre. Des responsables de toutes les grandes religions se réuniront à Rome pour analyser la contribution commune que peuvent offrir les croyants à l’humanité dans le nouveau millénaire. La rencontre comportera une étape significative à Assise, la ville de la paix.
Cette rencontre entre les principales grandes religions a lieu à la veille du Jubilé car, comme l’explique le Conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux, Jean Paul II a demandé qu’au cours de cette dernière année de préparation à l’An 2000, les chrétiens réfléchissent à «la relation entre Dieu et les hommes, en développant les relations entre les religions».
Il y aura deux moments décisifs au cours de cette rencontre : l’Assemblée proprement dite, à laquelle participeront environ 200 personnes (80 chrétiens des différentes confessions et 120 représentants d’autres religions), dans la Salle du Synode, du Vatican ; et une grande rencontre qui aura lieu Place Saint-Pierre le 28 octobre, avec la participation de plusieurs milliers de personnes.
Les religions traditionnelles d’Afrique, d’Amérique, d’Inde, ainsi que les religions monothéistes et quelques nouvelles religions du Japon, seront représentées à l’Assemblée. Celle-ci a été préparée au cours des derniers mois par un grand nombre de congrès et d’activités interreligieuses dans différents diocèses du monde.
Le cardinal Francis Arinze, président du Conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux, a expliqué aux micros de «Radio Vatican» que ces congrès ont d’une part permis de constater que les catholiques ont un grand désir de rencontrer les autres religions, mais aussi d’approfondir la mission de l’Eglise qui prêche Jésus-Christ, unique Sauveur de toute l’humanité.
On ne trahit pas l’idéal chrétien en dialoguant
«Ceci est important», a déclaré encore le cardinal Arinze. «Beaucoup de chrétiens ressentent une certaine confusion car ils croient que s’ouvrir aux autres religions signifie, d’une certaine manière trahir l’idéal chrétien. Le risque existe mais il y a aussi un moyen pour l’éviter. Si nous gardons une foi solide, nous pourrons rencontrer les autres croyants, partager avec eux la beauté de la nouvelle du salut dans le Christ, montrer un intérêt authentique pour ce à quoi les autres croient, pour ce qu’ils font et pour le culte qu’ils célèbrent. On pourra ainsi promouvoir une plus grande solidarité et une meilleure collaboration dans le monde d’aujourd’hui», a-t-il conclu. (apic/zn/ba)



