Se familiariser avec les homélies des Pères de l’Eglise

Rome: Des évêques américains auprès de Jean Paul II

Rome, 9 octobre 1998 (APIC) Jean Paul II veut une mise en œuvre «équilibrée» de la réforme liturgique conciliaire et un renouveau de la prédication qui nécessite une «familiarité suffisante avec la tradition patristique». Le pape a redit sa conviction en recevant vendredi des évêques américains venus des Etats de Washington, de l’Oregon, de l’Idaho, du Montana et de l’Alaska, actuellement à Rome pour leur visite ad limina .

Au moment où la préparation du Jubilé rend la question liturgique d’actualité, Jean Paul II a évoqué les «incompréhensions de la vraie nature de la liturgie, les déviations, conduisant à des abus, des polarisations, et parfois même à de graves scandales». C’est ce qui rend d’autant plus important, dit-il, un bilan de ces 30 ans de réforme liturgique conciliaire.

Le «défi» liturgique consiste à trouver le point d’équilibre entre les différentes «tensions» présentes dans la liturgie catholique qui est à la fois «locale et universelle, temporelle et éternelle, horizontale et verticale, subjective et objective».

Pour cela, le pape affirme l’importance de la loi et précise la responsabilité du prêtre, en tant que représentant du sacerdoce du Christ lui-même: «Il est important, dit-il, que la loi liturgique soit respectée. Le prêtre, qui est serviteur de la liturgie, et pas son inventeur ou son producteur, a une responsabilité particulière à cet égard, sinon il vide la liturgie de sa vraie signification et en obscurcit le caractère sacré».

Jean Paul II rappelle aussi la responsabilité du prêtre pour la prédication. Elle doit s’alimenter à la tradition des Pères de l’Eglise. «C’est à juste titre que, dans l’histoire de l’Eglise, explique le pape, tout renouveau véritable a été lié à la relecture des Pères de l’Eglise. Ces derniers étaient d’ardents prédicateurs et il est difficile d’imaginer qu’il puisse y avoir un renouveau effectif de la prédication catholique, comme le Concile l’a souhaité, sans une familiarité suffisante avec la tradition patristique».

Si le pape attache tant d’importance à la liturgie, dans la perspective de l’année 1999, consacrée à la personne du Père et «à son amour miséricordieux», c’est qu’il s’agit de la célébration même du Mystère du Christ, dit-il, et qu’elle a un rôle indispensable dans l’évangélisation. (apic/imed/ba)

27 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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