Premières catéchèses des JMJ prêchées par des évêques

Rome: Des jeunes sont rassemblés par langues pour l’enseignement de la Parole de Dieu

Rome, 16 août 00 (APIC) Comme ils l’avaient fait à Paris en 1997, des évêques ont pris la parole devant les participants des JMJ, répartis en 160 lieux d’accueil. Parmi eux, les cardinaux Jean-Marie Lustiger et Joseph Bevilacqua ont donné une catéchèse et répondu aux questions des jeunes.

Le cardinal Jean-Marie Lustiger est assis sur un banc, seul, dans une chapelle de la grande église St-Ambroise et St-Charles, située sur la via du Corso, la principale rue commerciale qui traverse le centre de la ville.

Il est 9 heures du matin, ce 16 août, et dans une heure commencera là l’une des 160 catéchèses proposées aux jeunes venus pour les Journées mondiales de la Jeunesse. L’archevêque de Paris médite en silence sur ce qu’il va leur dire.

Autour de lui, les groupes de pèlerins francophones arrivent progressivement et s’installent dans la nef de l’église. Ils sont accueillis par des responsables d’aumônerie du diocèse de Nanterre. Ceux-ci distribuent des feuilles indiquant le thème de cette première catéchèse : «l’Emmanuel, Dieu avec nous». Leur évêque, Mgr Favreau, participe également à la rencontre, qui rassemblera environ un millier de jeunes.

Fécondité des JMJ de Paris

Quelle est l’impression du cardinal Lustiger, en ce deuxième jour des JMJ de Rome? «C’est le moment d’un grand renouveau du don de Dieu, répond l’archevêque de Paris, et en particulier pour la France. Quand on voit le nombre de jeunes Français qui sont là, on mesure la fécondité des JMJ de Paris en 1997!»

On retrouve dans cette chapelle de St-Ambroise et St-Charles des images qui ont marqué les journées françaises: des jeunes assis par groupe de sept ou huit, discutant entre eux sur les pistes de réflexion et préparant des questions.

A 11 heures, alors que l’église est comble, le cardinal Lustiger donne une courte introduction, debout, sans notes, une main dans la poche, dans un style simple et familier. Puis il répond spontanément à l’essentiel des questions que l’un des jeunes lui communique: Comment le Christ nous fait-il connaître Dieu? Qu’est-ce qui distingue Dieu d’une idole? Comment comprendre que le Christ est à la fois Dieu et homme? «Vous avez compris?», lance le cardinal après ses réponses. Murmures des jeunes, qui acquiescent, et écoutent la suite avec attention.

Les Anglophones près d’un terrain de course

Près du stade olympique de Rome, au nord-ouest de la ville, près de 2000 jeunes Américains, Irlandais, ou issus d’autres groupes anglophones des cinq continents sont rassemblés autour du cardinal Joseph Bevilacqua, archevêque de Philadelphie. Assis ou allongés dans l’herbe, le long d’un terrain de course à pied, ils écoutent le cardinal leur parler du Christ. «Nous sommes la seule religion dans le monde qui croit en une personne vivante», leur dit celui-ci. Les jeunes sont souriants malgré le peu d’ombre et la chaleur, tandis que les volontaires se démènent pour leur distribuer de l’eau.

Des jeunes à l’allure de punks en photo avec le cardinal

Un groupe plutôt original écoute également l’archevêque de Philadelphie. Ils sont une vingtaine à parler aussi bien espagnol qu’anglais. Plusieurs en effet sont d’origine haïtienne, mais vivent dans le quartier de Brooklyn, à New York. Ils sont habillés en noir, ont les cheveux teints, parfois une allure de punks mais se disent très fiers de s’être faits prendre en photo avec le cardinal Bevilacqua à son arrivée sur le terrain.

C’est le cas aussi de Vuong, 17 ans, dont le groupe de 78 Vietnamiens vivant en Californie a entouré le cardinal par des cris, des rires et des positions farfelues, devant une dizaine d’appareils de photos.

Démarche de pénitence par la porte sainte

Des groupes passent devant la grande église de St-Ignace, sur une petite place baroque conçue au XVIIIème comme un petit théâtre, où s’activent des ouvriers. Un concert doit en effet avoir lieu à cet endroit, dans le cadre du festival des jeunes, et le cardinal Carlo Maria Martini, archevêque de Milan, y assistera. Plusieurs jeunes entrent quelques instants dans l’église. Il n’y a pas de catéchèse à cet endroit, mais ils admirent les trompe-l’oeil imposants de la coupole, peints par un jésuite au XVIIème siècle. Puis ils reprennent leur route vers Saint-Pierre.

Ils ont rendez-vous sur la place Cavour, derrière le Palais de justice, au bord du Tibre. C’est pour eux la journée du pèlerinage jubilaire, et avec quelque 200 000 autres jeunes. Ils vont passer par la porte sainte de la basilique vaticane, dans une démarche de profession de foi et de pénitence.

Sur la place, les groupes arrivent depuis 6 heures du matin. Ils partent les uns après les autres, pour contourner le Château Saint-Ange. Des volontaires leur distribuent des litres d’eau, et ils s’enfilent dans l’avenue de la Conciliation: Un panneau les invite par une image à garder le silence.

Extraits d’évangile sur les obélisques

Le long de leur parcours, les 28 obélisques de l’avenue ont été recouverts de grandes toiles blanches, qui présentent des extraits de l’Evangile en plusieurs langues, et quatre reproductions de tableaux de la chapelle Sixtine, évoquant les étapes fondamentales de la vie de Saint Pierre: son appel par le Christ, sa profession de foi, son reniement, et la question que lui a posée le Christ: «M’aimes-tu ?»

Une musique calme et quelques chants sont retransmis grâce aux haut-parleurs sur tout le trajet. Ils invitent à la méditation. Les jeunes se recueillent. Certains s’arrêtent sur le côté à l’ombre pour quelques moments de prière, en suivant les indications de leur livret, trouvé dans leur «sac du pèlerin». (apic/imed/bb/)

16 août 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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