Rome: Deux intervention sur la Mission des laïcs, dans le monde et en politique

Rome, 28 novembre 2000 (APIC) «Le premier champ d’apostolat des laïcs, c’est le monde», a affirmé Mgr André-Mutien Léonard, évêque de Namur en Belgique, dans le cadre du Congrès mondial pour l’apostolat des laïcs, qui se tient à Rome du 25 au 30 novembre. Pour l’écrivain Georges Weigel, les laïcs doivent s’engager en politique, pour redéfinir la notion de liberté.

Pour Mgr Léonard en effet, «la mission propre des laïcs est de travailler à la gestion des choses temporelles selon la volonté du créateur». L’évêque regrette donc la «tendance» de nombreux laïcs à privilégier un «engagement intra-ecclésial». «Il ne faut pas discréditer les tâches internes à l’Eglise, comme la catéchèse, estime-t-il, mais ne pas négliger non plus l’action dans le monde. C’est à l’intérieur du monde que les laïcs doivent réaliser leur mission, qu’ils ont reçue par leur baptême».

Redéfinir la liberté

Pour l’écrivain George Weigel, auteur américain d’une biographie sur le pape, «la première mission des laïcs chrétiens engagés en politique est aujourd’hui de redéfinir la notion de liberté». S’exprimant le 27 novembre dans le cadre de ce même congrès, Goerge Weigel a affirmé que la conception de la liberté qui guide aujourd’hui les choix politiques est celle d’»une faculté neutre de choisir n’importe quoi». Pour lui, cela ne peut qu’avoir des effets négatifs dans le cadre d’une démocratie, en donnant lieu à des formes de «manipulations et d’oppressions».

Dans ce contexte, le rôle des laïcs est donc de «promouvoir une notion de la liberté liée à la vérité et ordonnée au bien». «La liberté n’est pas une question de faire ce que l’on a envie, mais plutôt d’avoir le droit de faire que l’on doit faire», affirme-t-il. Les hommes politiques, chefs d’Etat et citoyens catholiques sont appelés à être «des témoins de la vérité sur la personne humaine», vérité qui «a été révélée dans la rencontre entre l’humanité et le Christ». «C’est en portant témoignage à cette vérité dans la charité, conclut-il, que nous pouvons espérer reconstruire les fondations morales de l’édifice de la liberté». (apic/imed/bb)

28 novembre 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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