Des délégations s’accordent sur la valeur de la vie et de la famille

Rome: Dialogue judéo-catholique

Rome, 3 mars 2003 (Apic) Les délégations du grand rabbinat d’Israël et de la commission du Saint-Siège pour les rapports religieux avec le judaïsme, réunies dans le cadre du dialogue judéo-catholique, se sont accordées pour dégager ensemble les valeurs de la vie et de la famille.

«La sainteté de la vie et les valeurs de la famille», sont en effet les deux points forts qui ont marqués le dialogue entre les deux délégations rassemblées dans les environs de Rome, à Grottaferrata, du 23 au 27 février, indique un «communiqué conjoint» publié le 3 mars à Rome. Une réunion préliminaire avait eu lieu à Jérusalem, le 5 juin dernier.

Basé sur le plan strictement religieux, ce nouveau canal de discussion a pour objectif de «renforcer les valeurs religieuses communes, la paix dans la justice, la vérité et l’amour». Il se veut complémentaire au dialogue existant déjà grâce au Comité international de liaison entre juifs et catholiques (ICL), créé il y a près de 30 ans.

«Le dialogue a une valeur en lui-même et exclut toute intention de conversion», ont affirmés les participants en prenant acte de leurs «traditions respectives» et en «respectant réciproquement» leur «altérité».

Du côté juif, étaient présents le rabbin Shar Yishuv Cohen, chef de la délégation, les rabbins Ratzon Arrusi et David Broadman, ainsi que Oded Wiener et Shmuel Hadas. Du côté catholiques la délégation était conduite par le cardinal Jorge Mejia, président de la commission. Il était accompagné de Mgr Giacinto-Boulos Marcuzzo (évêque de Nazareth), du père Georges Cottier, théologien suisse de la Maison Pontificale, du père Elias Chacour, du père Norbert Hofmann, secrétaire de la commission, et de Mgr Pietro Sambi, nonce apostolique en Israël.

«Toute tentative pour détruire la vie humaine doit être refusée»

En ce qui concerne le premier point, les signataires ont affirmés que «toute tentative pour détruire la vie humaine doit être refusée» et des efforts doivent être réalisés en vue de renforcer le «respect pour la liberté de conscience». S’inspirant de la bible, ils ont en outre affirmé que «supprimer toute vie humaine, y compris la sienne, même au nom de Dieu, est un acte sacrilège».

A la suite de la déclaration inter-religieuse d’Alexandrie en 2002, le terrorisme a ainsi été jugé comme «une profanation de la religion» et les signataires ont souligné l’importance, pour leurs communautés, de «former les générations les plus jeunes au respect de la vie humaine».

Concernant la famille, les deux parties ont regretté les «développements destructeurs de la société de consommation», tout en insistant sur le rôle des parents dans le domaine de l’éducation. Ils se sont mis d’accord pour rejeter «tout modèle alternatif» d’union de couple et de familles. (apic/imedia/pr)

3 mars 2003 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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