Le pape encourage l’utilisation de la science psychologique

Rome: Discernement et suivi des vocations sacerdotales

Rome, 4 février 2002 (APIC) Le recours à la psychologie favoriserait un meilleur discernement dans le choix des séminaristes et dans leur formation, a estimé le pape Jean Paul II en recevant le 4 février en audience les membres de la Congrégation pour l’éducation catholique. Ceux- ci sont réunis en assemblée plénière du 4 au 6 février au Vatican.

Interrogé par Radio Vatican sur la question, le préfet de la Congrégation, le cardinal Zenon Grocholewski, a pour sa part parlé «d’aide précieuse».

La psychologie peut «favoriser une prise de conscience plus large et un exercice de la liberté plus aisé», à condition qu’elle soit accompagnée d’un «climat de foi», a déclaré Jean Paul II dans son discours.

Faisant allusion au projet en cours de la Congrégation d’examiner une éventuelle utilisation «des compétences psychologiques dans l’admission et dans la formation des séminaristes», le pape a insisté pour qu’un «recours aux sciences psychologiques soit inséré avec équilibre à l’intérieur de l’itinéraire du candidat au sacerdoce, en l’intégrant dans le cadre de sa formation globale».

Les sciences psychologiques «n’élimineront pas tous genres de difficultés et de tensions», a toutefois ajouté le pape, demandant par ailleurs que les psychologues soient préparés aussi sur le plan humain que spirituel.

Jean Paul II avait déjà demandé une mise en place de «parcours éducatifs adéquats» dans les séminaires, notamment concernant les problèmes moraux, le 18 janvier dernier en s’adressant aux membres de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Pour le pape, ces problèmes «exigent une compétence et un approfondissement particuliers» de la part des prêtres.

Interrogé par Radio Vatican le 3 février 2002, le cardinal Zenon Grocholewski, préfet de la Congrégation pour l’éducation catholique, a pour sa part qualifié la contribution de la psychologie et de la psychiatrie d’»aide précieuse» dans le discernement et le suivi des vocations sacerdotales.

«Il s’agit d’un problème très délicat parce qu’il est évident que le séminariste ne peut pas dépendre du psychologue ou du psychiatre», a déclaré le cardinal Grocholewski. «Toutefois, leur contribution peut être précieuse, et nous devons étudier dans quelle sens».

D’autres sujets seront en outre abordés durant cette assemblée plénière, parmi lesquels le rôle des universités catholiques dans l’évangélisation, la formation des étudiants de droit canon, ainsi que la formation théologique, psychologique et pastorale des jeunes dans les écoles catholiques.

La Congrégation pour l’éducation catholique est chargée des quelque 2’000 séminaires dans le monde – à l’exception de ceux qui dépendent des Eglises orientales ou de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples -, ainsi que de toutes les écoles pré-universitaires, les universités et les écoles supérieures catholiques. (apic/imed/pr)

4 février 2002 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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