Rome: Discours de Jean Paul II aux évêques du Pacifique en visite «ad limina»
Les laïcs chrétiens doivent s’engager davantage dans la société
Rome, 6 décembre 1998 (APIC) Pour Jean Paul II, le terrain principal du travail de l’évangélisation des laïcs est le monde séculier de la famille, du lieu de travail, de la politique, de la culture, de la vie professionnelle et intellectuelle». Le pape l’a rappelé samedi aux évêques de la Conférence épiscopale du Pacifique, qu’il a reçus ces jours-ci en audiences séparées, au cours de leur visite «ad limina».
Se réjouissant du rôle important que jouent les laïcs dans l’Eglise des îles du Pacifique, Jean Paul II a cependant ajouté que «ce n’est pas suffisant». La contribution spécifique des laïcs au travail de l’Evangile, a-t-il précisé, doit s’exercer davantage dans les «vastes domaines de la vie humaine et de la culture», au delà de l’Eglise elle-même.
Le pape a fait également remarquer que les vocations sacerdotales fleurissent quand «les prêtres et les laïcs travaillent ensemble», mais que leurs deux vocations sont «soigneusement distinguées», sans être «séparées».
Synode pour l’Océanie: silence dans les rangs!
«Ne perdez pas votre temps à discuter de sujets qui ne relèvent pas d’un synode particulier». Tel serait en substance le conseil donné par Mgr Barry James Hickey, archevêque de Perth en Australie, aux évêques du synode pour l’Océanie, commencé le 22 novembre dernier au Vatican. Les quelque 150 participants du synode, réunis la semaine dernière en carrefours pour discuter des propositions à soumettre à l’ensemble de l’Assemblée synodale, se sont en effet vus rappeler à l’ordre.
Au cours de ces travaux, Mgr Hickey, qui passait de carrefour en carrefour en tant que rapporteur général du synode, aurait évoqué comme l’objet de discussions inutiles, jeudi 3 décembre, la proposition d’ordonner des hommes mariés, des «viri probati», pour remédier au manque de prêtres dans le Pacifique.
Pour Mgr Hickey, d’après le porte-parole du groupe des évêques francophones, une telle proposition ne relève pas du synode d’un simple continent, mais concerne l’Eglise universelle. Elle ne pourra donc pas déboucher sur des décisions concrètes d’ici la fin de l’Assemblée, samedi prochain.
Pomme de discorde: l’ordination d’hommes mariés pour pallier le manque de prêtres
La question de l’ordination d’hommes mariés avait notamment été soulevée dans le rapport de l’un des carrefours, présenté mercredi dernier 2 décembre par Mgr James Foley, évêque de Cairns en Australie. «Une dispense spéciale pourrait être envisagée», avait suggéré Mgr Foley, «dans des circonstances particulières comme celles qui existent dans certaines parties d’Océanie». L’évêque avait souligné également que c’était «un charisme de Pierre de discerner s’il est approprié ou non de changer la discipline cléricale du célibat du clergé».
Il semble que ce ne sera pas au cours de ce synode que le célibat des prêtres sera remis en question. La proposition ne fait d’ailleurs pas l’objet d’un consensus, au sein même de l’ensemble des évêques du Pacifique.
Ce lundi 7 décembre, une liste unifiée de propositions doit être présentée à l’ensemble des participants, au cours d’une session générale. Les pères synodaux se réuniront ensuite de nouveau en carrefours pour soumettre leurs amendements à ces propositions, avant le vote final qui aura lieu vendredi prochain, 11 décembre, veille de la clôture du synode. (apic/imedia/be)




