Le cardinal Hoyos trace la frontière des responsabilités
Rome: Distinction entre clergé et laïc
Rome, 13 janvier 2004 (Apic) (3) Le cardinal Dario Castrillon Hoyos revient sur la distinction des responsabilités entre les membres du clergé et les laïcs. Il trace les responsabilités de chacun et pose les frontières séparant les premiers des seconds.
«Le mode de participation à la responsabilité de l’Eglise diffère pour les membres du clergé et pour les laïcs. Les fidèles parlent au nom de l’esprit avec la force du baptême et de la confirmation. Mais le charisme de gouvernement pour opérer le discernement entre l’esprit saint et un esprit mauvais relève exclusivement du rôle de l’évêque ou du curé de la paroisse», a en effet tenu à préciser lundi 12 janvier le cardinal Dario Castrillon Hoyos, préfet de la Congrégation pour le Clergé, sur les ondes de Radio Vatican.
Alors que l’assemblée plénière de la Congrégation pour le clergé s’est terminée le 10 janvier par un discours de Jean Paul II reprenant les deux thèmes de la rencontre – les organes de consultation et les sanctuaires – le cardinal Dario Castrillon Hoyos a souhaité revenir sur le discours du pape sur ces sujets.
«L’union entre les prêtres et les laïcs dans les conseils diocésains et paroissiaux représente une grande richesse: la participation des laïcs aide les pasteurs à voir la réalité humaine, la réalité du monde», a-t-il expliqué.
«On sait aussi que dans cette collaboration, a-t-il ajouté, il ne s’agit pas d’un fait sociologique, il ne s’agit pas d’un fait démocratique, mais il s’agit d’une chose voulue par le Seigneur avec l’aide de l’esprit saint qui en est l’inspirateur».
Soulignant les problèmes rencontrés dans ce domaine, il a affirmé que «les Conseils qui voudraient avoir le pouvoir de gouvernement et donc dominer la paroisse, voire l’Eglise, ne manquent pas». Or, a conclu le cardinal Hoyos, reprenant en cela la position de Jean Paul II, «cela n’est évidemment pas accepté par l’Eglise».. Pour ce dernier, en effet, «les pasteurs, légitimes dans l’exercice de leur mission, ne doivent jamais être considérés comme de simples exécutants de décisions dérivant des opinions majoritaires émises par l’assemblée ecclésiale». (apic/imedia/pr)



