La visite du cardinal Etchegaray éveille l’espoir des catholiques
Rome: Entretien de Mgr Sleiman, archevêque latin de Bagdad, sur Radio Vatican
Rome, 11 février 2003 (APIC) Alors que le cardinal français Roger Etchegaray est parti en mission spéciale en Irak au nom de Jean Paul II, Mgr Jean Benjamin Sleiman, archevêque latin de Bagdad, a souligné sur les ondes de Radio Vatican l’important espoir qu’une telle visite suscite chez les catholiques irakiens.
Interrogé par téléphone le 10 février, Mgr Sleiman a expliqué que la visite du cardinal Etchegaray «arrive à un moment de grande anxiété». «Beaucoup de personnes cherchent à fuir la guerre», a-t-il affirmé, souhaitant que cette mission «porte surtout la paix intérieure et ravive l’espérance» parmi les Irakiens.
Les catholiques d’Irak, pour la plupart de rite chaldéen, ont appris la venue du cardinal français dimanche dernier. «Ils sont excités et espèrent beaucoup de cette visite qui sera certainement importante pour toutes les Eglises», a expliqué le prélat d’origine libanaise. «Elle fait sentir à tous la voix de l’Eglise catholique, surtout celle du pape qui est le grand avocat de la paix dans le monde depuis des années». Souvent, a-t-il précisé, «il a en outre été la seule voix contre la guerre et l’embargo».
D’après l’archevêque latin de Bagdad, la ligne de téléphone de la nonciature est saturée, en raison des nombreux appels pour s’informer sur la visite du cardinal Etchegaray. «Se sentir en communion avec d’autres aide à vivre la situation avec plus de courage et d’espérance».
Une diplomatie préventive plutôt qu’une guerre préventive
Interrogé enfin sur la manière dont les catholiques d’Irak vivent le débat visant à savoir si une éventuelle guerre serait juste ou non, Mgr Sleiman affirme qu’une «diplomatie préventive» est nécessaire. Il espère toutefois que celle-ci fasse appel à des solutions «plus rationnelles» et «plus humaines» que la guerre.
L’Eglise catholique en Irak est partagée en plusieurs rites. Outre les catholiques de rite latin, on compte par ailleurs des catholiques de rites arménien, syrien et chaldéen. Ces derniers représentent la majorité des catholiques du pays, avec près de 300’000 fidèles vivant en Irak.
Outre les catholiques d’Irak, le cardinal Etchegaray, âgé de plus de 80 ans, doit rencontrer le président Saddam Hussein, au cours de son voyage. Son retour est prévu pour le 16 février à Rome. (apic/imedia/sh)



