50’000 participants à la messe du jubilé

Rome: Festivités pour le XXVè anniversaire du pontificat de Jean Paul II

Rome, 17 octobre 2003 (Apic) Jean Paul II a solennellement fêté le XXVe anniversaire de son pontificat le 16 octobre au soir, par une messe célébrée sur la place Saint-Pierre en présence de plus de 50’000 personnes, parmi lesquels de nombreux Polonais qui agitaient régulièrement leurs drapeaux rouges et blancs.

Le parvis de la place Saint-Pierre avait été entièrement décoré avec des fleurs venant de Hollande. Tôt dans la matinée, les employés du Vatican s’étaient activés pour préparer la place. 25’000 tulipes avaient été apportées la veille dans des camions.

Plus de 200 prêtres – en plus de quelque 300 cardinaux, patriarches et évêques – se tenaient sur le parvis pour célébrer l’eucharistie.

Des personnalités du monde entier étaient présentes aux premiers rangs. Parmi elles, les présidents italien et polonais, les vice-présidents du Guatemala et du Sierra Leone, le président du parlement slovaque, les épouses des présidents hongrois et uruguayen, ainsi que des personnalités politiques d’Irlande, de Slovénie, d’Allemagne, du Brésil, des Etats-Unis, du Kazakhstan, du Paraguay, du Pérou et du Canada. Lech Walesa, ancien président polonais, et les fondateurs des Communautés de Taizé et de Sant’Egidio ainsi que du mouvement des Focolari, participaient également à la messe.

Au début de la cérémonie, le cardinal Joseph Ratzinger, doyen du Collège des cardinaux, a pris la parole pour rappeler les étapes de la journée du 16 octobre 1978: l’élection par les cardinaux réunis dans la chapelle Sixtine, un peu avant 18 heures, l’ouverture du balcon de la basilique Saint-Pierre à 18 heures 45 et l’annonce de l’élection par le cardinal «proto-diacre», le cardinal Pericle Felici, avec la formule «Habemus Papam», et enfin, l’apparition de Karol Wojtyla au balcon à 19 heures 20, et ses premières paroles. En adressant ses remerciements au pape, le cardinal Ratzinger a également fait allusion à son état de santé, en soulignant combien Jean Paul II «supporte la souffrance pour compléter dans sa vie terrestre, pour le corps du Christ qu’est l’Eglise, ce qui manque encore aux souffrances du Christ».

Au cours de son homélie, très personnelle, mais lue en grande partie par le substitut de la Secrétairerie d’Etat, Mgr Leonardo Sandri, Jean Paul II a lui-même évoqué le moment précis de son élection. «Comment pouvais-je, humainement parlant, ne pas être anxieux? a-t-il confié. Comment une responsabilité aussi grande pouvait-elle ne pas me peser?»

Assumer les responsabilités que le Christ lui a confiées

Evoquant alors ses faiblesses actuelles, le pape a assuré qu’il s’efforce chaque jour de répondre à la demande du Christ «qui m’invite à assumer les responsabilités que Lui-même m’a confiées». «Depuis le début de mon pontificat, a-t-il ajouté, mes pensées, mes prières et mes actions ont été animées d’un unique désir: témoigner que le Christ, bon Pasteur, est présent et oeuvre dans son Eglise».

Le pape a alors exprimé sa reconnaissance envers tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, l’ont aidé durant son pontificat, par leur bienveillance, leur sollicitude, et leurs signes de communion, en particulier en offrant à son intention prières, sacrifices et souffrances.

C’est ensuite un véritable appel à l’aide que Jean Paul II a lancé aux fidèles: «Je vous en prie, chers frères et soeurs, n’interrompez pas cette grande oeuvre d’amour pour le Successeur de Pierre. Je vous le demande encore une fois: aidez le Pape et ceux qui veulent servir le Christ, à servir l’homme et l’humanité entière !»

Voix ferme, mais difficultés d’élocution

Le pape a terminé son homélie par une prière par laquelle il s’est confié au Christ, ainsi que les Eglises du monde entier, en priant en particulier pour qu’il «prenne les faibles sur ses épaules». «Que tout s’accomplisse selon ta volonté», a-t-il conclu, avec de visibles difficultés d’élocution, mais d’une voix forte cependant.

Lors de la suite de la cérémonie, le pape semblait peiner tellement dans ses efforts pour articuler que les cardinaux qui l’entouraient ont fréquemment pris le relais pour réciter à sa place les paroles du rituel. Jean Paul II est toutefois resté très concentré durant toute la cérémonie, et a lui-même, tant bien que mal, donné la communion à une vingtaine de personnes.

La célébration s’est conclue alors que la nuit était tombée, et la façade de la basilique toute illuminée. (apic/imedia/bb)

17 octobre 2003 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Partagez!