Pour le cinquantenaire de l’Etat d’Israël
Rome Fête juive de Hanukkah dans les jardins du Vatican
Rome, 24 décembre 1997 (APIC) Des responsables du Vatican et de l’Etat d’Israël ont célébré pour la première fois la fête juive de Hanukkah dans les jardins du Vatican. La fête, qui a débuté le 23 décembre 1997, à la nuit tombée, marque cette année le cinquantenaire de la fondation de l’Etat d’Israël.
Le Saint-Siège était représenté par le cardinal Edward Cassidy, président de la Commission pontificale pour les relations avec le judaïsme et par Mgr Jean-Louis Tauran, Secrétaire d’Etat aux relations extérieures. L’Etat d’Israël était représenté par Aharon Lopez, ambassadeur près le Saint-Siège, et par Moshe Katzav, Vice-premier ministre d’Israël et en charge du ministère du tourisme. Une cérémonie analogue a eu lieu dans 33 autres villes du monde.
Le rite de Hanukkah consiste à allumer, chaque jour, une fois la nuit tombée, une bougie du fameux chandelier à sept branches, la Ménorah. Cette fête commémore la victoire du peuple juif contre le roi Antiochus IV Epiphane qui avait décidé d’imposer par la force aux Juifs la culture et la religion grecques. En 165 avant J.-C., le temple de Jérusalem fut profané par l’introduction d’une statue du dieu grec Zeus. Mais la révolte menée par les Maccabées aboutit à la victoire. Ils purifièrent le Temple et rétablirent la Ménorah. Or, au moment de l’allumer, ils se rendirent compte qu’il n’avait qu’une réserve d’huile pour une journée. La quantité d’huile se révéla toutefois miraculeusement suffisante pour tenir huit jours, ce qui donna lieu à la fête de Hanukkah, observée dans la religion juive depuis 2161 ans.
Pour Israël, cette fête est aussi devenue le symbole de la lutte de cette nation pour son indépendance et sa liberté.
En allumant au nom de Jean-Paul II, le chandelier installé pour la circonstance dans les jardins du Vatican, le cardinal Cassidy s’est réjoui de cette célébration qui fait appel à l’héritage et aux valeurs communes des juifs et des chrétiens. Cette fête, a-t-il précisé, évoque la «victoire des principes sur le compromis, de la foi sur la force», valeurs qui sont à «promouvoir spécialement dans le monde d’aujourd’hui». Le cardinal Cassidy a souhaité que la célébration des cinquante ans de l’Etat d’Israël apporte «plus de joie au peuple d’Israël, de lumière à ceux qui dirigent l’Etat, et de paix à ceux qui vivent aux frontières».
Pour sa part, l’ambassadeur d’Israël Aharon Lopez a relevé devant les responsables de l’Eglise catholique que cette fête «symbolise mieux que toute autre chose la normalisation de nos relations mutuelles». Et, a-t-il dit, elle «ouvre un chapitre important dans le processus historique de réconciliation entre les juifs et l’Eglise catholique». (apic/cip/imed/mp)




