Rome: «Il faut défendre les pauvres et non se servir d’eux», rappelle le pape François

Rome, 1er janvier 2015 (Apic) S’exprimant lors des vêpres du 31 décembre à la basilique Saint-Pierre le pape François a vivement interpellé les autorités locales après le scandale de corruption qui a secoué la ville éternelle au cours des dernières semaines. «Il faut défendre les pauvres et non se défendre des pauvres, qu’il faut servir les faibles et non se servir des faibles», a-t-il insisté.

Comme il l›avait fait avant Noël devant les cardinaux et la curie, le pape François n’a pas mâché ses mots, rapporte ›Radio Vatican’. En tant qu’évêque de Rome, il a interpellé directement les Romains pour les interroger sur leur manière d’être chrétiens dans la Ville Eternelle. Il a évoqué le vaste système de corruption allant jusqu’aux portes du bureau du maire et révélant que la ville a été mise en coupe réglée par la criminalité. Ces affaires montrent à quel point est nécessaire «une conversion consciente et sérieuse des cœurs pour une renaissance spirituelle et morale, tout comme un engagement renouvelé pour construire une cité plus juste et solidaire, où les pauvres, les faibles, les marginaux sont au centre de nos préoccupations et de nos actes quotidiens».

Le Pape François est revenu sur le sort que la ville et ses habitants réservent à ses pauvres, invitant chacun à «avoir le courage de proclamer, dans notre Cité, qu’il faut défendre les pauvres et non se défendre des pauvres, qu’il faut servir les faibles et non se servir des faibles».

«Quand, dans une ville, les pauvres et les faibles sont soignés, secourus et aidés. Ils se révèlent être le trésor de l’Eglise et un trésor dans la société. En revanche, quand une société ignore les pauvres, quand elle les persécute, les criminalise, les contraint à devenir mafieux, cette société s’appauvrit jusqu’à la misère »

Le pape a pointé du doigt les maux dont souffre Rome, mais son message va bien au-delà. Il a exhorté tous les fidèles à faire un examen de conscience pour savoir s’ils avaient clairement choisi d’être vraiment libres et non esclaves. « Vivons-nous selon la logique mondaine, corrompue, faisant ce que le diable nous fait croire être notre intérêt ? » (apic/rv/mp)

1 janvier 2015 | 11:05
par webmaster@kath.ch
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