Rome: Il y a 20 ans mourait le pape qui clôtura le concile Vatican II
«Les étonnantes intuitions apostoliques de Paul VI»
Rome, 6 août 1998 (APIC) Le pape Jean Paul II a célébré dans sa résidence d’été de Castel Gandolfo, dans la matinée du 6 août, une messe à la mémoire de Paul VI, mort il y tout juste vingt ans, après quinze ans de pontificat (1963-1978).
Jean-Paul Ier, qui n’a régné que 33 jours après la mort de Paul VI, avait déjà indiqué, par son double prénom, qu’il entendait se situer dans la ligne de ses deux prédécesseurs : Jean XXIII, qui convoqua le deuxième grand Concile oecuménique du Vatican pour l’automne 1962 et Paul VI qui prit la relève en 1963 pour conduire Vatican II jusqu’à son terme en 1965 et surtout pour guider l’Eglise sur les chemins de l’après-concile. Premier pape non italien depuis 450 ans, Karol Wojtyla ne pouvait que reprendre à son compte cette double filiation spirituelle et s’appeler Jean-Paul II.
«Le temps n’a pas assombri sa mémoire ; au contraire, au fil des années, il rend plus lumineuse sa figure et plus actuels et étonnantes ses intuitions apostoliques», a déclaré Jean-Paul II en évoquant la mort de Paul VI. Brillant intellectuel mais d’une constitution physique peu robuste, Jean-Baptiste Montini, qui va prendre le nom de Paul VI, naît le 26 septembre 1897 à Concesio, près de Brescia, en Lombardie. Ordonné prêtre en 1920, il entre, après une spécialisation en droit, au service diplomatique du Saint-Siège. En 1937, il fait son entrée à la Secrétairerie d’Etat du Vatican, où il sera collaborateur du cardinal Pacelli, le futur pape Pie XII. Il quitte la diplomatie en 1955 pour gagner Milan, où il est nommé archevêque et oeuvre au renouveau du diocèse. Et quand s’ouvre le Concile en 1962, il y a déjà trois ans que le cardinal Montini travaille à sa réussite comme membre de la Commission préparatoire.
A la mort de Jean XXIII, le cardinal Montini est appelé à lui succéder le 21 juin 1963. Son premier souci est de conduire le Concile à son terme et de poursuivre la réforme, «l’aggiornamento» des théologiens d’aujourd’hui. Cette exhortation «Evangelii nuntiandi» observe que le grand drame de l’époque actuelle – et peut-être de toutes les époques – est «la rupture entre Evangile et culture». C’est en fonction de ce diagnostic que Paul VI aborde les critères d’une évangélisation digne de ce nom, fidèle à l’Evangile et soucieuse de l’épanouissement intégral des hommes, ancrée dans des communautés fidèles et libératrices par leur témoignage vécu. (apic/cip/ba)



