Rome: Inauguration de l’exposition pour le 500e anniversaire de la Garde suisse pontificale
«500 ans d’histoire, d’art et de vie»
Rome, 28 mars 2006 (Apic) L’exposition retraçant «500 ans d’histoire, d’art et de vie» de la Garde suisse pontificale a été inaugurée le 28 mars 2006 dans le «bras de Charlemagne», sur la place Saint-Pierre.
Pour la première fois sont rassemblés et présentés au public des tableaux, dessins, manuscrits, miniatures, gravures, costumes, médailles et monnaies qui retracent le demi millénaire d’histoire du dernier corps d’armée du pape. L’exposition est ouverte jusqu’au 30 juillet prochain. C’est le commandant de la Garde, Elmar Maeder, qui a inauguré cette exposition en la compagnie de Mgr Mauro Piacenza, président de la Commission pontificale pour les biens culturels de l’Eglise.
Des pièces insolites sont ainsi exposées, dont l’épée du pape Jules II (1503-1513), fondateur de la Garde et la «bulle» qu’il envoya en 1505 aux Confédérés helvétiques pour leur recrutement de soldats, ou encore une pièce de cuir que l’on plaçait autrefois sur l’obélisque de la place Saint-Pierre qui servait de cible aux arbalétriers.
Parmi les autres pièces exposées, l’ensemble des portraits des commandants de la Garde, dont celui d’Aloïs Esterman tué avec sa femme en mai 1998. Les festivités du jubilé de la Garde suisse ont débuté en janvier dernier. Elles se poursuivront le 7 avril avec le départ de Bellinzone, au Tessin, de la marche commémorative des anciens gardes suisses. Ils arriveront à Rome le 4 mai, après 723 km parcourus. Ils défileront alors vers la place Saint-Pierre pour commémorer le voyage à pied que firent les premiers gardes suisses il y a 500 ans. Puis le 6 mai, comme chaque année, les nouvelles recrues prêteront serment.
Le «Sac de Rome»
L’épisode le plus dramatique de l’histoire de la garde fut le «Sac de Rome», accompli par les troupes impériales commandées par le connétable de Bourbon, envoyées punir Clément VII de son alliance avec la France. Le 6 mai 1527, le pape eut la vie sauve et se réfugia au château Saint-Ange grâce aux Suisses, dont 147 laissèrent leur vie dans la bataille. Un sacrifice représenté dans un tableau de l’exposition, peint en 1927 par Giuseppe Rivaroli. Une oeuvre qui accumule les erreurs iconographiques. Le tableau donne par exemple aux gardes l’uniforme actuel, dessiné en 1915.
Aujourd’hui encore, la Garde suisse garantit la protection immédiate du pape
Le 21 juin 1505, le pape Jules II avait demandé à la Diète helvétique de lui fournir des soldats pour sa garde personnelle. Après avoir franchi les alpes, traversé la Lombardie et la Toscane, le capitaine Kaspar von Silenen et les 150 recrues entrèrent à Rome par la «Porta del Popolo» dans l’après-midi du 22 janvier 1506.
Aujourd’hui encore, avec 110 hommes, la Garde suisse garantit la protection immédiate du pape, contrôlant les entrées de la Cité du Vatican et surveillant le palais apostolique, résidence du souverain pontife. Elle assure aussi un service d’honneur à l’occasion des événements importants présidés par le pape au Vatican. La garde pontificale affirme assurer «un environnement calme et sûr afin que la curie puisse travailler efficacement». Benoît XVI est le 50e pape protégé par la Garde pontificale. (apic/imedia/ami/hy/be)



