La vie consacrée n’est pas encore morte !
Rome: Intervention remarquée d’une religieuse belge auditeur au synode
Rome, 6 octobre 1999 (APIC) «La vie consacrée ne peut pas être réduite seulement aux problèmes de vocation ou de vieillissement. On nous croit morts et nous sommes toujours vivants», a souligné mardi devant le Synode des évêques pour l’Europe Soeur Marie-Noëlle Hausman, Supérieure Générale des Soeurs du Sacré-Coeur de Marie.
La 7ème congrégation générale du Synode, mardi après-midi, a permis aux premiers auditeurs de s’exprimer devant les pères synodaux. Parmi ces auditeurs, l’intervention de la religieuse belge a été particulièrement remarquée.
La vie religieuse ne peut pas être réduite aux problèmes de vocation et de vieillissement, a affirmé Sœur Marie-Noëlle, qui déplore que la vie consacrée soit traitée avec les précautions que l’on prend pour un grand malade.
Autre préoccupation exprimée par Soeur Hausman: la manière dont l’opinion publique, des pays de l’Ouest en particulier, aborde le thème du célibat des prêtres et des religieux et des «scandales sexuels». L’opinion publique et la presse insistent trop sur ces scandales «afin que nous en prenions notre parti» souligne la religieuse. Elle relève de son côté plutôt l’opportunité de vérifier auprès des «déviants» s’ils ont effectivement «reçu la parole qui pourrait les guérir». C’est aux religieux eux-mêmes de se poser la question si leurs «milieux sont thérapeutiques, c’est-à-dire à la fois vrais, justes et miséricordieux» .
Enfin, la religieuse a soulevé un autre point chaud, le problème du financement des communautés religieuses, en particulier, leur «peu de moyens» pour leur vie quotidienne. Elle a demandé en outre plus de transparence sur la «question peu claire des réserves», en particuliers les capitaux bancaires des Instituts religieux. (apic/imed/mp)



