Rome: Interventions de 24 représentants au Synode
«La Parole de Dieu» dans tous ses états au Synode.
Rome, 9 octobre 2008 (Apic) Comment présenter et transmettre la Parole de Dieu aux fidèles d’aujourd’hui? Comment pallier l’ignorance de certains concernant la Bible? Comment interpréter les Ecritures saintes à notre époque?
Autant de questions soulevées lors des interventions des 24 évêques ou supérieurs masculins de familles religieuses qui ont pris la parole dans l’après-midi du 8 octobre 2008 et le lendemain matin, lors des 5e et 6e congrégations générales du Synode des évêques sur «la Parole de Dieu dans la vie et la mission de l’Eglise».
Ainsi, comme beaucoup d’autres prélats avant lui, l’Américain Mgr Donald William Wuerl, archevêque de Washington, a évoqué la qualité des prédications et des catéchèses dans l’Eglise. Il a suggéré «l’intégration d’éléments du Catéchisme de l’Eglise catholique» dans les commentaires des lectures au cours des messes. L’évêque néo-zélandais de Dunedin, Mgr Colin David Campbell, a invité à trouver «des moyens visionnaires et récitatifs de représenter l’Evangile au sein de la liturgie». En outre, le «ministère indispensable» du lecteur a été souligné par l’Australien Mgr Peter William Ingham, évêque de Wollongong. Celui-ci a souhaité que la proclamation de la Parole de Dieu dans les cérémonies soit «grandement améliorée».
Le cardinal Zenon Grocholewski a dénoncé pour sa part une «ignorance incroyable parmi les fidèles, y compris sur des notions bibliques élémentaires». Et de citer en exemple certaines questions : «les Evangiles font partie de la Bible ?» ou encore «Jésus a-t-il écrit des livres de la Bible ?». D’après le préfet de la Congrégation pour l’éducation catholique, «une telle ignorance offre un terrain fertile aux sectes».
La responsabilité des prêtres et des séminaristes, a été évoquée par le cardinal Stanislaw Dziwisz. «Parfois, les candidats au sacerdoce traitent les Ecritures saintes comme un objet d’étude plutôt que de tenir compte de leur dimension spirituelle», a ainsi regretté l’archevêque de Cracovie (Pologne).
Connaître les Ecritures
Evoquant le rapport entre «Ecriture, Tradition et Magistère», Mgr Felix Lazaro Martinez, évêque portoricain de Ponce, a jugé «très bénéfique que les fidèles comprennent la relation entre l’Ecriture et le Credo». Evêque de Kpalimé, au Togo, Mgr Benoît Alowonou s’est interrogé quant à lui sur «les raisons du désintérêt de nombreux chrétiens pour la lecture et les études bibliques».
Archevêque d’Ottawa (Canada), Mgr Terrence Thomas Prendergast a mis en garde contre «la perte de confiance des catholiques dans le fait que les saintes Ecritures transmettent véritablement la révélation de Dieu».
Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, le cardinal William Levada a par pour sa part noté que «l’interprétation controversée de certains textes bibliques importants et fondamentaux» était «à l’origine des divisions entre chrétiens». Il a alors souhaité une plus grande «attention» à l’égard de la Parole de Dieu.
Dans la matinée du 8 octobre, les quelque 240 pères synodaux présents s’étaient auparavant réunis pour la première fois en ’circuli minores’, des groupes linguistiques dans lesquels seront abordés à partir du 17 octobre les propositions à faire au pape au terme de l’assemblée synodale. Les évêques, les auditeurs, les délégués fraternels des autres Eglises chrétiennes et les experts se sont réunis en fonction de leur langue : 3 groupes en anglais, français et espagnol, 2 en italien et 1 en allemand. (apic/imedia/ami/pr)



